« Sillages » de Léo Ricordel et Quentin Beaufils croise documentaire, musique, cirque, danse, théâtre…
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Vincent Brunol adapte le roman Une conversation en Sicile d’Elio Vittorini, écrit au milieu des années 1930. L’humanité offensée qui s’y fait jour parle à la nôtre.
Lyrique autant que réaliste, Une conversation en Sicile d’Elio Vittorini apparaît au metteur en scène et directeur de la compagnie Asma comme un « objet adressé à notre génération avec l’espoir du naufragé envoyant un SOS à une humanité ‘’offensée’’ ». Dans ce roman écrit au milieu des années 1930, l’artiste d’aujourd’hui voit bien des échos avec notre époque. Le fascisme mussolinien qui règne alors en Italie n’est, en effet, pas dénué de similitudes avec bien des gouvernements actuels. Raconté par le personnage de Sylvestro, alter ego de l’auteur, ce passé est partagé d’une façon très intime avec le spectateur par les deux interprètes du spectacle, Raouf Raïs dans le rôle du narrateur et Garance Robert de Massy dans celui de clown-musicienne, incarnant aussi toutes les figures que rencontre le premier. Tel des convives dans une maison familiale, on assiste au retour en Sicile du protagoniste, auprès d’une mère dont il doit prendre soin. Dans cette terre où règne l’oppression mais qui abrite aussi le mythe de l’enfance, il déploie un imaginaire qui « devient puissance de réparation ».
Anaïs Heluin
à 19h30, relâche les 8,15 et 22 juillet. Tel : 04 90 86 17 12. Durée : 1h15.
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