« Une conversation en Sicile » d’Elio Vittorini parle de cette humanité offensée qui fait écho à notre époque, mis en scène par Vincent Brunol
Vincent Brunol adapte le roman Une [...]
Deuxième spectacle de la compagnie Bacchus + 5 qui continue, avec humour et impertinence, à explorer les absurdités du monde contemporain et à dézinguer le capitalisme néolibéral. Jouissif !
Bacchus + 5 s’intéresse à la manière dont le marché infiltre l’intime en rendant visibles ses mécanismes, « non par un discours frontal, mais par le biais de dispositifs scéniques ludiques, alliant les codes du kitsch, du pop et du burlesque ». Déréglant les frontières entre sérieux et dérision, Nicolas Quelquejay et ses complices ouvrent un espace où le spectateur oscille entre plaisir et inconfort, rire et malaise, adhésion et distance critique, afin de partager les inquiétudes communes plutôt que de devoir les subir en solitaire. Dans Heal the World, il s’agit de tout sauver : « le monde, le théâtre, le business, notre bonne conscience… Et forcément, ça dérape. »
Une course folle qui déraille !
Sur le plateau se croisent startuppers, artistes ressuscités, aliens à l’accent du Sud et une mascotte géante à l’effigie de Coluche avec une mission : soigner le monde. Entre poilade et poil à gratter, Heal the World « emprunte à la frénésie technologique sa grammaire contemporaine d’optimisation totale pour en révéler les dérapages et le cynisme latent de notre époque ». Au cœur de cette partie de chamboule-tout, on assiste à la trajectoire intime d’une femme dépossédée de sa mémoire familiale par une start-up de pompes funèbres qui a digitalisé, emballé puis confisqué les morts. Une question reste ouverte pour le public : jusqu’où irons-nous vers le pire ?
Catherine Robert
Les 4, 6, 8, 11, 13, 15, 18, 20 et 25 juillet, à 20h20. Durée : 1h15.
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