« Journal d’un corps », David Nathanson s’empare du texte de Daniel Pennac
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Une œuvre peut-elle façonner notre rapport au monde ? Bouleversé par le roman de Simon Roy, lui-même habité par The Shining, de Stanley Kubrick, Eric Jean répond théâtralement à la question.
Puissant récit d’autofiction, le roman de Simon Roy se nourrit de The Shining de Stanley Kubrick, film dans lequel Jack Nicholson incarne un écrivain qui bascule dans l’horreur meurtrière au cœur du huis clos d’un hôtel hanté. À travers une histoire aussi étonnante que bouleversante, Simon Roy « nous rappelle qu’une œuvre littéraire, cinématographique ou théâtrale a le pouvoir de changer le cours de notre existence, allant parfois même jusqu’à permettre de faire la lumière sur des traumas profondément enfouis dans notre inconscient ». Ma vie rouge Kubrick devient ainsi un terrain de rencontre entre les récits, celui du passé familial et celui de la fiction, abreuvée d’images fantomatiques. « Le désir de porter Ma vie rouge Kubrick à la scène s’est imposé à moi dès la première lecture du roman en 2015. L’écriture de Simon Roy m’a profondément marqué par sa lucidité, sa finesse et sa sensibilité à capter l’invisible. » dit Eric Jean.
Tissage entre mémoire intime et imaginaire collectif
Cette plongée passionnante dans les méandres de la pensée d’un homme abattu par les tragédies mais en quête d’un peu de lumière, est portée par les comédiens Nico Racicot et Marc-Antoine Sinibaldi, pour un dialogue « chargé de mémoire et de résonnances », « un étrange jeu de miroir où résonnent obsession et transmission ». « La précieuse collaboration de Julien Blais à la conception vidéo, d’Arthur Champagne à l’environnement sonore, de Cédric Delorme-Bouchard à la lumière et de Marie-Audrey Jacques aux costumes, a permis de déployer un univers délicat, sensoriel et mouvant. Ensemble, nous avons tenté de créer un espace de mémoire et d’émotion — à la fois concret et suspendu — fidèle à la beauté trouble et à la profondeur de l’œuvre. », dit le metteur en scène, qui propose de transmettre au public le bouleversement durable que lui a offert la lecture du roman.
Catherine Robert
à 22h25 ; relâche les 10 et 17 juillet. www.theatredutrainbleu.fr
Durée : 1h05. À partir de 16 ans.
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