Emilie Faucheux adapte le premier roman de Léna Ghar « Tumeur ou Tutu » et interroge les violences cachées au sein du foyer
Adaptant le premier roman de Léna Ghar, [...]
Au Théâtre Transversal, le comédien, metteur en scène et Aïkidoka Yan Allegret nous confie vingt ans de recherche sur les liens étroits entre les arts de combat et les arts de la scène.
Yan Allegret raconte une vie qui s’est construite sur deux appuis : le théâtre et l’Aïkido. Katsujin Ken n’est pas un spectacle qui illustre une thèse, c’est une confidence portée à la scène, où l’autobiographie se fait matière philosophique et théâtrale. Dans ce chemin de vie, tout est parti, semble-t-il, d’un hasard presque anodin, une rencontre, une intuition suivie, un livre, une phrase de Morihei Ueshiba, fondateur de l’aïkido « l’Aïkido est la manifestation de l’amour ». Et de ce point de bascule, sa traversée débute, embarquant et convoquant le public à ses côtés pour un moment de partage, de transmission et même de reconstitution. Il transforme la salle en complice d’une scène immersive de duel, aux pieds de splendides cerisiers japonais.
Le sabre qui donne la vie
Yann Allegret manie avec agilité trois armes de bois – un bokken, un jo, une branche – chacune ouvrant un angle différent de son propos, une manière de varier les focales sans jamais quitter le plateau épuré voulu par la mise en scène pensée avec Stéphane Facco. La chorégraphie ne cherche jamais la performance martiale pour elle-même : elle sert le récit, elle l’incarne, valsant des origines étymologiques de l’Aïkido à sa pratique du théâtre qu’il ne définit jamais comme un métier, mais comme sa voie, “dō” en japonais. Il évoque la distinction faite par Jean Genet – entre violence, un acte libre de vie telle la naissance d’un enfant, et la brutalité, un geste qui casse un acte libre –, la distinction entre “Satsu jin” le sabre qui tue et “Katsujin Ken” le sabre qui donne la vie et comment cela a ouvert en lui une dimension spirituelle : la recherche de la paix, de l’harmonie. Apparue dans la brume, l’aïkidoka Manon Soavi retrouve Yann Allegret pour un dernier instant de beauté entre monde visible et invisible, porté par une sincérité qui ne cherche jamais à impressionner mais simplement à transmettre.
Isaure Do Nascimento
à 14h, relâche le mercredi. Tél. : 04 90 86 17 12. Durée : 1h20.
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