« Les gestes d’après », un seule en scène autour de l’inceste par Coralie Emilion-Languille
Seule en scène autour de l’inceste, Les [...]
David Nathanson s’empare du texte de Daniel Pennac, qu’il adapte avec Judith d’Aleazzo et met en scène avec Julie Laufenbüchler, pour raconter l’histoire d’un corps qui va de surprise en surprise…
« Je veux parler de la mort qui arrive, de l’enfance qui disparaît et de l’angoisse qui se niche partout. Je veux pouvoir en rire un peu et en pleurer souvent. L’angoisse est physique avant tout. On a des crises de rire, de crises de larmes, des crises de paludisme et des crises d’angoisse. », dit David Nathanson, qui s’empare de cette autobiographie phénoménologique d’un homme qui saisit son identité à travers les manifestations de son corps. Entouré par une myriade d’ampoules aux couleurs et aux ambiances changeantes (scénographie de Marie Hervé et lumières du surdoué Erwan Temple) et plongé dans la matière sonore imaginée par Armando Balice, compositeur de musique acousmatique, David Nathanson déploie une poétique farfelue et touchante du trou noir et de la distorsion temporelle. « L’homme est un trou. Et il faut jouer au bord. » disait Novarina…
Catherine Robert
à 16h50, relâche les 8, 15 et 22 juillet. Tél. : 04 90 86 30 37. Durée : 1h35.
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