« Journal d’un corps », David Nathanson s’empare du texte de Daniel Pennac
David Nathanson s’empare du texte de Daniel [...]
Après avoir raconté les hommes de sa vie, Chloé Oliveres explore la branche « de travers » de sa lignée : celle des femmes. Une enquête intime et culottée qui ouvre la cage aux folles.
« Freud a dit : « C’est la faute à ta mère si t’es tombée par terre. » Et tout le monde l’a cru. Mais elles ont fait comme elles ont pu, nos aïeules, avec le patriarcat, tout ça. » Chloé Oliveres raconte, entre rire et effroi, les femmes Wertheimer : son arrière-grand-mère, Victorine, mélancolique suicidaire enfermée avec les folles de Charcot, qui « a passé la moitié de sa vie à essayer de se tuer » ; sa grand-mère, Mamie Nitou, au cerveau précocement grignoté par la maladie d’Alzheimer ; sa mère, « un personnage », clownesque et gênant, atypique et étrange ; et enfin elle, qui trimballe les bagages consignés de la filiation. Guidée par Papy dans l’écrin scénographique imaginé avec Emilie Roy, la comédienne mêle incarnation et adresse au public, références populaires et théâtre classique, chorégraphie et chant, pour un sabbat lumineux et poétique.
Catherine Robert
jours pairs à 14h20. Tél. : 04 90 82 39 06. Durée : 1h10.
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