Marien Tillet fait résonner avec « Lichen » la poésie de Magali Mougel qui expose la lâcheté des adultes
Marien Tillet installe Amélie Armao et Gaël [...]
Totem est un spectacle chorégraphique en suspension, pensé pour l’espace public. Dans le cadre de Villeneuve en Scène, les représentations ont lieu dans l’écrin du Cloître de la collégiale. Une forme courte, contemplative, qui joue grâcieusement avec l’illusion d’apesanteur.
L’image est dans le titre : Totem est un travail sur la verticalité et sur l’empilement des figures. Il ne faut pas y chercher de sens mystique, mais une expérience sur la suspension et la grâce qu’elle procure. Encore que… En dialoguant avec les lignes de l’environnement où il a lieu, en guidant le regard vers le ciel, ce spectacle a tout de même quelque chose qui élève la vue et peut-être même l’esprit… Ces trois femmes retenues par leur baudrier donnent l’impression de ne plus rien peser : aussi peuvent-elles tenir en colonne en effleurant à peine le sol, et suffit-il d’une poussée du doigt de l’une pour mettre l’autre en mouvement. Les figures aériennes se négocient avant tout en groupe, même si des séparations – sans brusquerie et sans drame – se font avant que l’unisson ne se reforme. On aurait envie de lire dans cette alliance de trois femmes de générations différentes une métaphore de la sororité, chacune dépendante de l’appui des autres pour pouvoir tenir une position ou impulser un mouvement.
La grâce d’équilibres impossibles
Ce dispositif permet surtout d’explorer des rotations autour de l’axe vertical. Par moments les mouvements rappellent le tissu aérien. Totem cependant ne s’y réduit pas, ne serait-ce que parce que la hauteur à laquelle sont accrochées Lucie Astier, Cybille Soulier et Nathalie Tedesco est presque fixe, et qu’il n’y a pas du tout de mouvement de montée. La danse verticale se fait généralement en prenant appui sur un mur : ici, le seul appui possible, outre la drisse à laquelle est suspendu chaque baudrier, est le corps des autres interprètes : c’est ce qui donne toute sa grâce à l’ensemble, en même temps que le registre des mouvements et postures possibles s’en trouve limité. C’est une excellente chose que de ne pas être tombé dans la redondance en étirant le spectacle au-delà de sa juste durée. L’accompagnement à la guitare de Julien Ledru est superbe, même si on peut regretter que le musicien soit plongé en lui-même, peu connecté aux trois danseuses-acrobates.
Mathieu Dochtermann
à 19h, au Cloître de la collégiale. Relâche les 14 et 15 juillet. 25 min. Tél. : 04 32 75 15 95.
Marien Tillet installe Amélie Armao et Gaël [...]
Sous la direction de Julie Deliquet, Isabelle [...]