Elise Chatauret explore dans « Nos assemblées » ce qui constitue un groupe, ce qui nous rassemble, ce qui détermine les décisions…
Spectacle de proximité interactif et original [...]
Le collectif Mensuel revient à Avignon avec un roman-photo musical génialement désopilant, adapté de la bande dessinée de Fabcaro. Une critique jubilatoire et pêchue du consumérisme libéral.
En ces temps où les passions tristes se drapent dans les pleurs et la plainte pour geindre, déprimant la planète au lieu de la sauver, en ces temps où l’on peine à militer en riant, le collectif Mensuel signe le retour de la marrade ! Adaptant la bande dessinée de Fabcaro, et mettant en son et en musique le roman-photo délirant et déjanté qui narre les aventures rocambolesques d’un intermittent du spectacle victime de l’hydre consumériste, Sylvain Daï, Quentin Halloy, Baptiste Isaia, Philippe Lecrenier et Alice Tahon, ainsi que tous les acteurs qui prêtent leurs visages à l’histoire en diapos, font merveille ! Le propos est absurde et loufoque, malin et profond, incisif et intelligent. Pour avoir oublié sa carte de fidélité dans un autre pantalon que celui avec lequel il vient acheter ses poireaux au supermarché, le héros se retrouve catapulté ennemi public numéro 1.
Shebam ! Pow ! Blop ! Wizz !
De la bêtise du management à celle de la spectacularisation de l’information médiatique, de la suffisance des spécialistes autoproclamés à la manipulation de la colère et de la haine, de la niaiserie du sentimentalisme bien-pensant à l’érotomanie, de la stupidité adolescente à l’indifférence parentale, de la martyrologie recyclée par le marchandising à la réaction sécuritaire : tout y passe dans un joyeux chamboule-tout qui se garde toujours du cynisme et de la méchanceté. On rit de très bon cœur et la maîtrise technique des interprètes pour moduler les voix et fabriquer des sons inventifs est absolument sidérante. La scénographie reproduit un studio d’enregistrement, où les cinq complices jouent avec les images, et proposent, mine de rien, une jolie défense des artistes contre le populisme qui fustige leur inutilité sociale, et une critique de notre époque d’une acuité jouissive et d’une puissance iconoclaste aussi rares que bienvenues. À ne pas rater !
Catherine Robert
à 17h30. Relâche les 8, 15 et 22 juillet. Tél. : 04 84 51 09 11.
Durée : 1h10. Spectacle vu sur captation.
Spectacle de proximité interactif et original [...]
Accompagnée du compositeur et accordéoniste [...]
Mis en scène par Eric Bouvron, l’ensemble [...]