Nicolas Bonneau, Nolwenn Le Doth et Anna Pabst revisitent le film culte de Ridley Scott avec « Thelma, Louise et nous »
Nolwenn Le Doth et Anna Pabst du Collectif Le [...]
Fidèle à son exploration des écritures britanniques contemporaines, le metteur en scène Arnaud Anckaert met en scène Blackout Songs de l’auteur méconnu en France Joe White. Une partition d’une belle et touchante vitalité, qui traverse l’histoire d’un couple sous emprise de l’alcool.
Comment inventer sa vie ? Lutter contre un sentiment de vide, de manque ? Entre elle et lui flottent une histoire d’amour, d’attirance, dont on ne sait s’il faut la conjuguer au passé ou au présent, mais aussi une histoire d’addiction qui les a entraînés vers le pire. Lui est peintre, elle écrit des histoires, tous deux dans une recherche d’expression artistique. Leur dialogue fait d’éclats et fragments révèle une belle vitalité, grâce à l’interprétation, l’énergie et la subtilité de Caroline Mounier et Fabrice Gaillard. Ça fuse, ça claque, ça essaie encore et encore… Afin de ne pas sombrer, de tenter de retrouver une unité perdue, ils recomposent par bribes leurs souvenirs, ils font appel à l’imaginaire malgré leur mémoire trouée.
L’amour et le manque
Avec cette pièce du dramaturge Joe White, Arnaud Anckaert poursuit son exploration des écritures britannique d’aujourd’hui, après avoir fait découvrir ou contribué à faire connaître au public français Duncan Macmillan, Nick Payne ou encore Dennis Kelly. Sa mise en scène exprime toute l’amplitude et les contradictions de cette relation amoureuse, au plus près du ressenti, du désir de vivre et franchir les limites, de la cruauté avilissante de l’addiction. Leur lien est très touchant. Sans aucun surplomb, le travail scénique et la direction d’acteur leur accordent une singularité qui fait mouche, au creux du mystère de l’amour et de poignantes vulnérabilités.
Agnès Santi
à 12h05, relâche les 10 et 17. Tel : 04 84 51 20 10. Durée : 1h20
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