Roger Muraro reprend l’intégrale des Années de Pélerinage de Liszt
Quatre ans après l'avoir donnée pour la [...]
Dans le cadre du cycle de concerts du Louvre autour de son exposition « Figures du fou » et du coup de projecteur sur le Pierrot de Watteau, Patricia Kopatchinskaja présente sa version personnelle du Pierrot lunaire de Schönberg.
Avec Pierrot lunaire, Schönberg estompe les frontières avec la tonalité en même temps que les vers symbolistes de Giraud – traduits en allemand par Hartleben – celle avec le réel. L’étrangeté de l’inspiration poétique, aux images mêlant la lune et la nuit avec des accents morbides, est portée par une écriture vocale particulière, le Sprechgesang, que ce recueil de vingt-et-une miniatures est le premier à utiliser de manière aussi développée, marquant une évolution décisive dans la modernité musicale, reprise entre autres par Berg dans Wozzeck. La violoniste Patricia Kopatchinskaja se fait également chanteuse et comédienne, en s’appropriant cette technique difficile à traduire par la notation, pour faire du mélodrame de Schönberg un spectacle de théâtre musical jalonné de pages de Carl Philip Emanuel Bach, Berio, Milhaud, et même de ses propres improvisations.
Gilles Charlassier
à 20h. Tél. : 01 40 20 55 00.
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L’Orchestre national de France et l’Orchestre [...]