Avec « Truffaut Correspondance », David Nathanson nous fait revivre un homme, une époque et le plaisir épistolaire
Portrait de François Truffaut écrivant, [...]
Dix ans de nuit sur l’Algérie, assassinat de sa sœur dans une petite ville de l’Atlas, tragédie familiale et nationale : Alima Hamel, guidée par Aurélien Bory, chante les morts et répare les vivants.
« Et j’osais dire ma sœur, j’osais m’habiller de ce nom de peine » dit Kateb Yacine dans un de ses « poèmes qui viennent de loin ». À l’instar du poète, Alima Hamel retourne au fond de la douleur et tend sa peau au ressac des plaies de sa jeune sœur assassinée à Médéa, petite ville de l’Atlas, durant la décennie noire qui ensanglanta l’Algérie entre 1992 et 2002. Parmi toutes les victimes des années de braise, figure cette « morte de mort violente », selon l’euphémisme du médecin légiste. Alima Hamel ne peut accepter le fracas de cette disparition et la froideur de son constat. Naît alors un récit puissant, surgissent des chants saisissants de beauté, auxquels Aurélien Bory offre une « cartographie de la mémoire », accompagnée par la musique électro d’Adrien Maury.
Catherine Robert
Mardi, mercredi et vendredi à 20h ; samedi à 18h ; dimanche à 16h. Tél. : 01 43 90 11 11. A partir de 14 ans. Durée : 1h
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