“Irresistible Revolution” d’Ayelen Parolin
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Marion Motin associe le trip-hop du groupe Portishead au rap du chanteur Gaika pour créer Les Affamés.
Avec les univers de Mad Max, Blade Runner ou Subway en point de mire, Marion Motin invente un monde où cohabitent les Affamés d’en haut et les Affamés d’en bas, avec pour trait d’union un acrobate aérien qui s’envole sur scène. Un monde « de soifs et d’appétits, de chasseurs et de proies, d’oppresseurs et d’opprimés, dans lequel la part du lion se taille à coups d’ongles et de dents, sauvagement, sans pitié́ ». Pour y survivre des secrets s’échangent en souterrain, un réseau de résistance porteur d’espoir se tisse, avec pour arme de combat les mots légers des poèmes qui donnent de la dignité. Des mots « à relever les épuisés, à redresser les humiliés, à nourrir les affamés ».
Une fusion de la danse et de la musique
Comme il l’avait fait pour (LA) HORDE et RONE, le Théâtre du Châtelet invite Marion Motin à s’associer à des musiciens pour sa création. Elle convie le guitariste Adrian Utley et le batteur Clive Dreamer à se joindre au rappeur Gaika, mêlant ainsi le trip-hop de Portishead au « ghettofuturisme » du chanteur londonien. Dirigés par le compositeur Mika Luna, les trois interprètes sont présents sur scène, y campent un rôle au même titre que les treize danseurs et danseuses qui les accompagnent. Après avoir chorégraphié au-delà de sa compagnie pour Stromae, Angèle ou Jean-Paul Gaultier mais aussi pour l’Opéra de Paris, Marion Motin relève avec Les Affamés un nouveau défi.
Delphine Baffour
Du 21 au 23 mai à 20h, le 24 à 15h. Tél. 01 40 28 28 40.
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