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Mai Danse ! transforme Malakoff en un territoire mouvant où la danse se déploie comme une manière d’observer le monde autant que de le réinventer.
Pour cette nouvelle édition du festival, le Théâtre 71 imagine un parcours qui fait dialoguer générations, esthétiques et sensibilités, où chaque pièce devient une manière singulière d’habiter le plateau. Le festival ne juxtapose pas des propositions : il compose un paysage, un relief de gestes, de récits et de présences qui interrogent notre rapport au collectif, à la mémoire et aux espaces que nous partageons. Au cœur de cette cartographie, Panorama Danse réunit l’Ensemble chorégraphique du CNSMDP autour de trois œuvres qui dessinent trois façons d’appréhender le réel. Avec C’est toi qu’on adore, Leïla Ka fait surgir une danse traversée par les tensions du désir et de l’identité : un duo incandescent, heurté, où l’urgence devient moteur d’émancipation. Robyn Orlin, elle, ouvre une brèche dans le quotidien avec In a corner the sky surrenders, solo culte transmis aujourd’hui à une nouvelle interprète : un geste libre, irrévérencieux, où l’humour et la provocation révèlent les zones d’ombre de nos sociétés. Quant à Empty Moves d’Angelin Preljocaj, il pousse les corps vers une précision presque ascétique, portée par la partition sonore de John Cage : une traversée hypnotique où la danse se suffit à elle‑même, dans une abstraction d’une rigueur fascinante.
Fictions sensibles
Le festival se prolonge avec deux œuvres qui déplacent notre manière de percevoir l’espace. Dans The Gathering (lire notre critique dans ce numéro), Joanne Leighton imagine un « plateau‑forêt » où les interprètes sculptent un paysage en mouvement : une communauté éphémère qui invente ses propres rites, entre murmures de Walden (le célèbre roman de Henry David Thoreau), gestes partagés et écoute du vivant. À l’opposé, R·onde·s de Pierre Rigal revisite la danse circulaire comme un moteur d’énergie collective : une farandole contemporaine, joyeuse et bigarrée, qui transforme la scène en un espace d’élan, de vertige et de recomposition permanente. En tissant ces œuvres, Mai Danse ! affirme la danse comme un lieu où se construisent des liens, des imaginaires et des formes de présence capables de réenchanter le réel.
Agnès Izrine
En partenariat avec le Théâtre Silvia Monfort.
Tél. : 01 55 48 91 00
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