Forcenés au 11 • Avignon : le metteur en scène Jacques Vincey fait pédaler la grande histoire de la petite reine
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Claude McKay, écrivain mort dans l’oubli, a écrit une œuvre décisive sur la place de l’homme noir dans la société des années 1920. Ce spectacle est un hommage poétique à cet auteur engagé, qui a choisi de se fondre dans les milieux itinérants pour mieux en saisir la parole.
Romancier jamaïcain, Claude McKay s’est confronté à la politique ségrégationniste des lois Jim Crow pendant ses années d’études aux États-Unis. Plus tard, il a publié un récit réaliste éclairant le sort de la population noire de Harlem. Fréquentant les cercles littéraires des sœurs Nardal à Clamart où les jeunes Léopold Sedar Senghor et Aimé Césaire l’ont découvert, cet écrivain est considéré comme une source d’inspiration de la Négritude. Jamais il n’a renié les siens : ceux des boulots pénibles et de l’errance. Ce spectacle est la mise en scène d’une correspondance posthume entre deux auteurs qu’un siècle sépare, entre l’Histoire et notre présent. La vie de Claude McKay à Marseille a donné naissance au roman Banjo, publié en 1929, sur la condition des vagabonds et migrants de cette ville-monde. Le conteur et musicien franco-sénégalais Lamine Diagne lui rend justice grâce à la mise en espace passionné de Matthieu Verdeil. Cette création qui mêle jazz, hip-hop, slam, lectures et images se fait l’écho d’une parole urgente et actuelle.
Philippe Deneuve
à 21h30, relâche les 8, 15 et 22 juillet. Tél : 04 32 76 24 51. Durée : 1h15.
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