Avec “Les guêpes de l’été nous piquent encore en novembre”, Yordan Goldwaser plonge ses comédiens au plus profond du théâtre de l’Absurde
Porter à la scène Les guêpes de l'été nous [...]
Avignon / 2024 - Entretien / David paquet
Fruit d’une commande de la Compagnie québécoise Théâtre Bluff à l’auteur David Paquet, Le Poids des fourmis pose la question de l’engagement et de la résistance. Une « satire politique et pétillante » multigénérationnelle mise en scène par Philippe Cyr à La Manufacture.
« Dans ma pièce précédente, Le soulier, j’abordais la thématique de la santé mentale. Après cette incursion au cœur de nos blessures invisibles, le mot « résister », il me semble, m’invitait à observer des enjeux plus sociopolitiques. Si c’est l’être fragile en moi qui a signé Le soulier, pour Le Poids des fourmis, c’est le citoyen consterné qui prend la plume. Lorsque j’ai commencé l’écriture de ce texte, en 2018, l’actualité était saturée (rien n’a changé) de corruption politique, d’abus de pouvoir, d’éco-anxiété, d’urgence environnementale et de manque de mobilisation citoyenne. Le Poids des fourmis est né de cette radiographie de nos angoisses collectives. En réponse à ce triste constat, j’ai opté, formellement, pour une satire politique et pétillante.
Rire et réfléchir
Cette forme me permettait de porter un jugement critique sans marteler le spectateur d’un propos dont il connaît déjà la gravité. Rire et réfléchir ne sont pas incompatibles. Au contraire : l’humour permet un relâchement qui rend digeste ce qui, autrement, serait difficile à avaler. En écrivant cette pièce, mon intention était claire : m’attaquer au cynisme ambiant sans jamais y contribuer. Mon théâtre est basé sur le personnage, car fondamentalement, ce sont les gens qui intéressent les gens. Ces êtres, qui meublent mes œuvres, sont grotesques et fragiles, à la fois bouffons blessés et héros déjantés. J’aime travailler des ruptures de ton franches. On rit beaucoup jusqu’à ce qu’on ne rit plus du tout, et ça repart en bascules constantes entre le tragique et le comique. Ce funambulisme émotif est un de mes plus grands plaisirs d’écriture. »
Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat
à 10h. Relâche les mercredis. Tél : 04 90 85 12 71. Durée : 2h05 (trajets en navette inclus vers La Patinoire).
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