Les Mauvais Élèves basculent dans la tragédie grecque avec leur « Cabaret mythique » subversif et foutraque
Du sang, de la tragédie, du rire et des [...]
Fort de sa dernière pièce de groupe, puissamment fluide, Fabrice Lambert remet l’ouvrage sur le métier, en lien avec une parole écologique et humaniste.
Après avoir poussé ses corps à la Renverse d’un courant océanique capable de la plus phénoménale énergie régulatrice, Fabrice Lambert revient avec trois d’entre eux pour approfondir ce rapport entre l’humain et la nature. La danse devient le lien le plus direct pour figurer cette dynamique de fluides qui, à l’instar de l’AMOC (Atlantic Meridional Overturning Circulation) dont il s’inspire, peut être à la fois puissante et fragile. L’écriture du chorégraphe s’est ainsi déployée de façon libre et continue dans une grande pièce en forme de mouvement perpétuel, dans une gestuelle fougueuse, pleine d’élans et fondée sur la puissance du collectif.
La force de l’abstraction au service du réel
Mais aujourd’hui, les trois danseuses de La vitesse de l’eau reprennent à leur compte les fondements de cette recherche pour en offrir une autre vision. À elles les trajectoires, l’espace infini, le corps virevoltant ! À elles le sentiment d’ivresse, de débordement, emportées par le phénomène cyclique. Mais ne nous y trompons pas. Fabrice Lambert s’appuie sur des motifs de circulation qui sont ceux de la nature et des courants pour mieux interroger l’état du monde et la place de l’homme dans la nature. Concerné depuis toujours par les questions écologiques, il parvient au fil de ses pièces à façonner une écriture profondément vivante, au croisement de l’abstraction et du réel.
Nathalie Yokel
à 19h20, relâche le 15. Tél. : 04 90 82 33 12. Durée : 50 minutes.
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