« Les Nuits blanches », une délicate adaptation par Ronan Rivière sur fond de Rachmaninov
Un vent de poésie russe souffle sur cette [...]
Bast Hippocrate compose avec William Cardoso ce pas de deux un peu kitsch et très habité. Une danse romantique, toxique, drôle, magnétique, parfois brutale.
Dans Joyaux lourdement sous‑estimés, Bast Hippocrate transforme l’étreinte en champ de bataille sensible. Deux corps s’aimantent, se retiennent, se repoussent, glissent du ralenti romanesque au heurt brutal, comme si la passion cherchait sa forme dans la tension même. Porté par une lumière qui passe du rose poudré au bleu coupant, le duo expose l’ambivalence du désir, ses zones d’emprise, ses éclats de domination, ses mirages d’abandon. Bast Hippocrate, qui partage le plateau avec William Cardoso, fouille l’intime pour en révéler la charge politique : comment l’amour façonne nos identités, comment il dévie, dévore, libère. Dans cette proximité presque hypnotique, chaque geste devient une question adressée au public, un miroir tendu vers nos propres récits affectifs. Une danse magnétique, toxique parfois, traversée d’une lucidité qui refuse l’esthétisation de la violence et cherche, dans le trouble, une possible sortie.
Agnès Izrine
relâche le 15 juillet. Tél. : 04 84 51 09 11. Durée 1h.
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