Dans « L’Opium réside dans le pixel », Baptiste Dezerces explore la vie intérieure des joueurs de jeu vidéo
Baptiste Dezerces explore la vie intérieure [...]
Chorégraphié par Huang Huai‑Te, ce Sacre taïwanais revêt une signification contemporaine, sous la forme d’un rituel né d’héritages complexes, en quête de libération.
Dans Le Sacre du printemps revisité par le Dashing Theater, le chorégraphe et danseur Huang Huai‑Te transforme son propre corps en archive vivante. Ballet, danses folkloriques, danse chinoise, modernité libératrice : autant de strates hétérogènes qui s’entrechoquent plutôt qu’elles ne fusionnent. Le chorégraphe choisit la juxtaposition, laissant apparaître pressions, incompatibilités, résistances comme miroir du contexte postcolonial taïwanais et d’une identité plurielle. Sur scène, les danseurs retirent leurs jupes foisonnantes comme on se défait d’un héritage imposé, traversant les couches d’histoire pour reconquérir une souveraineté physique. Le « rite sacral » devient alors un rituel contemporain : celui d’un corps qui refuse d’être discipliné, remodelé, assigné. Dans cette traversée, la danse cherche moins l’harmonie qu’une vérité nue, une présence débarrassée des récits dominants, où pourrait enfin surgir la forme la plus pure du « moi ».
Agnès Izrine
à 17h45, relâche les 8, 15, 22 juillet. Tél. : 04 90 22 48 43. Durée : 45 minutes.
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