Claquettes, danse et joie de vivre au programme de « Sabor Life is Rythm » de Gaëtan Farnier et Yvan Bouchain
Gaëtan Farnier, Yvan Bouchain et leur très [...]
Installé sur un home trainer, Léo Gardy pédale en disant des passages de Forcenés, ouvrage de Philippe Bordas adapté à la scène par Jacques Vincey. Vibrant hommage aux grands sportifs qui ont fait l’histoire du cyclisme, le spectacle présenté au 11 • Avignon a du mal à conjuguer exercice physique et concret théâtral.
La biographie de Léo Gardy indique qu’avant de se lancer dans le théâtre, il rêvait d’accomplir une carrière de cycliste de haut niveau. Ce désir de passionné, le comédien de 32 ans le partage avec Philippe Bordas, qui a écrit sur la petite reine dans le Journal L’Équipe durant les années 1980. Forcenés est « le testament amoureux d’un garçon qui n’a pu être le champion cycliste qu’il voulait être », déclare l’écrivain-journaliste. Sur la scène du 11 • Avignon, c’est en pédalant que Léo Gardy traverse ce texte qui présente des grands noms de l’histoire du vélo (Jacques Anquetil, Fausto Coppi, Luis Ocaña, Marco Pantani, Roger De Vlaeminck, Bernard Hinault…) et livre des réflexions à dimensions philosophiques, mythologiques, sociales…, sur un sport considéré comme un art ou une allégorie de l’existence.
Lyrisme poétique et nostalgie
« Le cyclisme prend la mesure du monde dans ses excès. (…) C’est le lieu infernal du maximalisme. », peut-on notamment lire sur l’espace de projection monumental qui fait office de mur de fond de scène. Bien sûr, Forcenés est par ailleurs transmis en direct, ou alors en voix off, en même temps que défilent sur grand écran des documents d’archives illustrant les propos de l’auteur. Ces nombreuses photos et vidéos en noir et blanc captivent l’œil, autant que la prose lyrique (et un brin nostalgique) de Philippe Bordas marque l’esprit. La présence physique de Léo Gardy, cloué sur son home trainer, en devient presque anecdotique. Ce n’est pas lui que l’on regarde, à peine a-t-on conscience de l’écouter. Sa voix sonorisée se noie dans des paysages visuels et sonores qui prennent toute la place. Le théâtre en perd en intensité. Il finit par donner l’impression de pédaler dans le vide…
Manuel Piolat Soleymat
à 10h15. Relâche le vendredi. 11avignon.com. Durée : 1h15.
Gaëtan Farnier, Yvan Bouchain et leur très [...]
À l’heure de la réindustrialisation [...]
Waiting for Audience est un spectacle de [...]