La Terrasse

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Focus -202-Opéra de Paris

L’une arrive, l’autre part

L’une arrive, l’autre part - Critique sortie Classique / Opéra
Cyrille Dubois lors des représentations de La finta giardiniera de Mozart à Bobigny en juin 2012. Crédit photo : Opéra national de Paris/ Mirco Magliocca

Atelier lyrique de l'Opéra national de Paris / Regards croisés

Publié le 1 octobre 2012 - N° 202

La jeune soprano Élodie Hache intégrera l’Atelier lyrique le 1er octobre prochain ; le ténor Cyrille Dubois le quitte après deux années pleines.

Qu’est-ce qui vous a incitée à entrer à l’Atelier lyrique ?

Élodie Hache : L’Atelier lyrique offre énormément de possibilités, que ce soit pour parfaire la maîtrise des langues (anglais, allemand, italien…) ou bien sûr pour participer aux activités de l’Opéra de Paris. J’ai participé aux représentations de La finta giardiniera au printemps dernier et c’est une chance de pouvoir bénéficier de telles conditions pour l’apprentissage des rôles. Et puis travailler avec d’autres chanteurs, de nationalités différentes, est très enrichissant.

Quel bilan tirez-vous de votre expérience à l’Atelier lyrique ?

Cyrille Dubois : Avant tout, cela m’a apporté la solidité d’un point de vue scénique. J’avais déjà abordé la scène au cours de mes études au CNSM, mais, à l’Atelier lyrique, les chanteurs sont vraiment placés au cœur d’un milieu professionnel, et c’est là la meilleure école de la vie d’artiste lyrique.

Et en ce qui concerne le répertoire ?

C. D. : Lorsqu’il nous auditionne, Christian Schirm se fait déjà une idée du répertoire dans lequel il pourra nous employer ; on est aussi recruté sur notre personnalité musicale et artistique. Haendel et Mozart, que nous avons travaillés l’an dernier, sont plutôt mon répertoire de prédilection. Mais l’Atelier lyrique m’a aussi permis de découvrir, par exemple, le monde de la comédie musicale avec Street Scene de Kurt Weill.

Sur quelles productions interviendrez-vous cette saison ?

E. H. : Ce n’est pas encore complètement défini. En tout cas, je suis ravie que la programmation des récitals procure la possibilité de faire découvrir des répertoires rarement chantés. Et je commence à travailler la partition d’Il mondo della luna de Haydn. Il est important de s’imprégner dès à présent des personnages.

Est-ce que d’ores et déjà cela vous a ouvert des portes pour votre carrière ?

C. D. : Pendant ces deux années, je n’ai pas eu l’occasion de participer à des productions sur les deux scènes principales de l’Opéra. En revanche, dès septembre, je chanterai Nathanaël dans Les Contes d’Hoffmann à l’Opéra Bastille. Quitter l’Atelier lyrique, cette troupe à laquelle on s’est attaché pendant deux ans, amène une certaine appréhension : en tant qu’artiste lyrique, il est rare d’avoir une structure à laquelle se rattacher. Cependant, c’est aussi excitant de pouvoir me lancer dans mon métier en ayant les meilleures cartes en main.

Propos recueillis par Jean-Guillaume Lebrun

A propos de l'événement


Place de la Bastille, 75012 Paris
Tél : 08 92 89 90 90. www.operadeparis.fr
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