La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -181-versailles

LE MECENAT SOUS TOUS LES ANGLES

Le Sang des amis : un théâtre épique et sonique

Cousant deux des pièces romaines de Shakespeare (Jules César et Antoine et Cléopâtre) avec le texte princeps de Plutarque, et les émaillant d’ajouts à la résonance contemporaine, Jean-Marie Piemme explore les thèmes de la guerre civile et de l’ivresse du pouvoir. En collaboration étroite avec Christophe Triau (dramaturge), Laurence Villerot (scénographe), Laurent Sellier (compositeur), Sébastien Naves (sonographe), Gildas Plais et Ivan Mathis (lumière), Jean Boillot coordonne tous les outils de la scène pour créer du sens en spirale.

LE FINANCEMENT DU CMBV REPOSE EN PARTIE SUR DES FONDS PRIVES.

Versailles a toujours rimé avec mécénat. Sans remonter à Louis XIV, c’est à l’actuel directeur du château, Jean-Jacques Aillagon, que l’on doit la loi sur les déductions fiscales (à hauteur de 60 %) liées au mécénat. Le CMBV ne fait pas exception. Bien sûr, les subventions publiques dominent très largement dans le modèle économique de cette structure : « Nous avons un budget supérieur à six millions d’euros, dont le premier contributeur est le Ministère de la culture. On trouve ensuite le Château de Versailles, le Conseil régional, le Conseil général des Yvelines et la ville de Versailles », détaille Hervé Burckel de Tell. Mais les ressources propres s’élèvent quand même à un million d’euros, dont 300 000 environ proviennent du mécénat. Le CMBV a réussi à intéresser les fonds privés de différentes manières : « Nous avons créé un club d’entreprises, réunissant une dizaine d’entreprises fidèles. Nous avons aussi un cercle des amis, regroupant une centaine de mécènes individuels. Et il y a les mécènes de projet, par exemple Ernst et Young sur le projet du ballet Les Petits riens. Enfin, le mécénat de compétence est aussi important pour nous. Grâce à cela, IBM met par exemple à notre disposition des ordinateurs », poursuit Hervé Burckel de Tell. A l’heure où les pouvoirs publics ont tendance à diminuer leur soutien aux structures culturelles et dans le contexte incertain de la réforme des collectivités territoriales, le mécénat est devenu indispensable pour ce type de structure. Le directeur du CMBV se garde néanmoins de tout angélisme : « Le mécénat est à mon sens le « Monsieur plus » d’une institution culturelle. Il permet d’aller plus loin, mais on ne peut pas asseoir notre politique là-dessus. Car si le mécène plie bagage, on se retrouve le bec dans l’eau. » 

A. Pecqueur


 
Centre de Musique Baroque de Versailles
Tél. 01 39 20 78 10

www.cmbv.fr

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