La Terrasse

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HERVE BURCKEL DE TELL

HERVE BURCKEL DE TELL - Critique sortie Classique / Opéra

Publié le 10 octobre 2010

LES MISSIONS DU CMBV

DEPUIS 2005, HERVE BURCKEL DE TELL EST LE DIRECTEUR GENERAL DU CMBV. IL NOUS EXPLIQUE LE FONCTIONNEMENT DE CETTE INSTITUTION UNIQUE DANS LE PAYSAGE MUSICAL FRANÇAIS.

« Le but du Centre de musique baroque de Versailles est la redécouverte et la valorisation du patrimoine musical français des xviie et xviiie siècles. » Hervé Burckel de Tell
 
Plus de vingt ans après sa création, quelle est l’identité du CMBV ?
Hervé Burckel de Tell : Nous poursuivons humblement le travail des deux fondateurs du Centre, Philippe Beaussant et Vincent Berthier de Lioncourt. Notre but est la redécouverte et la valorisation du patrimoine musical français des xviie et xviiie siècles. Pour cela, le CMBV s’appuie sur trois piliers : la recherche, la production de concerts et la formation. Depuis mon arrivée au Centre, j’ai toutefois souhaité élargir l’activité du Centre de deux manières. Tout d’abord, il me paraissait important de développer le répertoire scénique alors que le CMBV s’était surtout consacré durant vingt ans à la musique sacrée. Et d’autre part, j’ai souhaité multiplier les collaborations internationales avec de grandes maisons, comme l’Opéra Comique, le Festival d’Utrecht ou le Théâtre des Champs-Elysées.
 
Quels sont les liens entre le CMBV et le Château de Versailles ?
H.B.d.T. : Nous sommes un organisme associé de l’établissement public du Château de Versailles. Celui-ci apporte une contribution au financement de notre saison et met à notre disposition des lieux, notamment pour les répétitions et les concerts. Nous avons ainsi la chance de pouvoir donner des opéras dans le cadre de l’Opéra royal, de programmer de la musique sacrée dans la Chapelle royale ou encore de faire de la musique de chambre au Trianon. Le Château met également à notre disposition l’Hôtel des menus plaisirs, où travaille notre équipe de 54 personnes.
 
Quels sont les grands projets du Centre ?
H.B.d.T. : J’ai voulu développer des projets structurants. A l’occasion des grandes journées Lully, nous avons ainsi lancé l’idée des Vingt-quatre violons du Roy. Cette opération a pour but de recréer l’instrumentarium de l’orchestre de l’époque de Lully. Nous avons déjà créé les haute-contre, les tailles et les quintes de violon. En 2011, nous aurons les dessus, mais nous ne savons pas encore si nous construirons les basses. En parallèle, nous menons un chantier visant à la restitution des toiles peintes. Le but est de recréer un fonds de décors pour l’Opéra royal. Par ailleurs, nous envisageons la création d’une académie de chant français. Car si aujourd’hui la maîtrise prépare les chanteurs au chœur, il est également important de former des voix solistes.

Propos recueillis par Antoine Pecqueur

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