La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

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DES CHERCHEURS AU SERVICE DU BAROQUE FRANÇAIS

Entre écriture et oralité

Second artiste associé au NEST, Nicolas Bonneau se définit comme un documentariste théâtral. Dans Fait(s)-divers, il explore notre fascination pour les faits-divers.

Publié le 10 octobre 2010

LE CMBV EST UN INDISPENSABLE SOUTIEN SCIENTIFIQUE A LA REDECOUVERTE DE LA MUSIQUE BAROQUE FRANÇAISE.

La récente floraison d’ensembles dédiés à l’interprétation de ce répertoire doit beaucoup aux activités de recherche du Centre. Et le rôle d’impulsion déterminant que peuvent avoir les « Grandes Journées » organisées chaque année depuis 1987 souligne l’importance du travail mené en amont. La recherche au CMBV s’organise principalement autour de l’« Atelier d’études sur la musique française des xviie et xviiie siècles », fondé par Jean Duron dès 1989 sous la forme de l’« unité mixte de recherche » associant le CNRS. Son objectif essentiel est la réhabilitation d’un répertoire largement méconnu et dont des pans entiers demeurent aujourd’hui encore dans un oubli complet. Comme le dit Jean Duron, « il ne se passe pas une année sans qu’on ne découvre des compositeurs qui n’apparaissent dans aucun dictionnaire. Ce qu’on entend aujourd’hui, ce sont des œuvres provenant de la cour. Mais, à l’époque, toute la France était riche de musique. Avant la Révolution, 600 écoles professionnelles étaient réparties sur tout le territoire, soit à peu près 15 000 professionnels rien que pour la musique religieuse. C’est un patrimoine aussi important à restaurer que le patrimoine architectural ». Confiés à des chercheurs spécialistes de différents domaines (la musique religieuse, l’air de cour, la musique des maîtrises…) ou d’un compositeur (André Campra est cette année à l’honneur), les nombreux chantiers du CMBV sont l’objet d’une diffusion scientifique régulière à travers colloques et publications. À la série des « Monumentales », gigantesque travail d’édition critique des œuvres complètes de Campra, Charpentier, Desmarest ou Henry Du Mont, viennent s’ajouter de nombreux travaux universitaires ou, depuis 2008, le Bulletin Charpentier, revue en ligne confiée à Catherine Cessac. Ce travail de recherche alimente année après année la programmation des concerts à Versailles, dans le cadre privilégié des « Grandes Journées ». Il s’inscrit dans un dialogue constant avec les interprètes dont il accompagne l’activité. C’est ainsi qu’après Patrick Cohën-Akénine et Les Folies Françoises, les musiciens du Capriccio Stravagante de Skip Sempé s’emparent des instruments restaurés des « Vingt-quatre violons du Roi », le mythique orchestre de la cour de Versailles dont les instruments perdus ont été reconstruits en 2008 sur la base des travaux du CMBV.        

J.-G. Lebrun

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