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Beethoven et le septième art

Beethoven et le septième art - Critique sortie Classique / Opéra
Mais que sont les Padox ?

Publié le 10 mars 2008

Le musée d’Orsay programme deux films autour du compositeur : la Dixième Symphonie d’Abel Gance et Goshu le violoncelliste de Isao Takahata.

Beethoven a inspiré un grand nombre de cinéastes. Le film le plus connu est sans aucun doute Ludwig van B. de Bernard Rose avec Gary Oldman. Mais le musée d’Orsay n’a pas souhaité diffuser des biopics et a préféré montrer l’influence plus détournée mais néanmoins passionnante de Beethoven sur le cinéma. Réalisée en 1918, la Dixième Symphonie d’Abel Gance est un chef-d’œuvre du cinéma muet. Ce mélodrame narre les souffrances d’un compositeur ayant pour modèle Beethoven. L’esthétique lyrique d’Abel Gance imprime un souffle tragique à ce film. Le cinéaste s’intéressera de nouveau au Maître de Bonn en 1936 en réalisant Un grand amour de Beethoven. Goshu le violoncelliste interroge également la figure tutélaire que peut représenter Beethoven pour de jeunes musiciens. Dans le film d’animation de Isao Takahata, sorti en 1982, c’est un apprenti violoncelliste, un peu maladroit, qui est fasciné par le compositeur. Les plus belles scènes du film sont celles qui montrent le héros poursuivre son apprentissage musical auprès de différents animaux. La Symphonie Pastorale de Beethoven accompagne idéalement ces séquences. Même si le film n’a pas la force émotionnelle du Tombeau des lucioles du même Takahata, on ne peut rester insensible à la poésie touchante de cette fable intemporelle.
 
A. Pecqueur


Le 30 mars à 11h (La 10ème Symphonie) et le 6 avril à 11h (Goshu) au musée d’Orsay. Entrée libre.

A propos de l'événement


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