La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -183-gospel

Alain Ajavon

Alain Ajavon - Critique sortie Jazz / Musiques
© L. Freìchuret

Publié le 10 décembre 2010

Le rêve devenu réalité

Le manager et fondateur Alain Ajavon revient sur le destin de Gospel Dream : depuis les débuts difficiles jusqu’aux succès actuels.

Pourquoi avoir choisi ce nom ?
Alain Ajavon : On faisait allusion à Martin Luther King, c’est le rêve pour nous de voir tout le monde à l’unisson chanter du gospel, ces chants d’espoir du peuple noir américain qui a vécu l’esclavage, puis s’en est sorti…

Quand vous avez commencé, le gospel était-il un genre populaire en France ?
A. A. : A l’époque il y avait quelques groupes de gospel qui venaient se produire dans les grands festivals, mais ce n’était pas quelque chose de quotidien ; aujourd’hui à Paris on ne peut pas passer dans une rue sans voir d’affiche de gospel. La culture gospel n’est cependant pas encore arrivée en France. Il faut du temps pour cela, mais on sent l’engouement, l’envie des gens de venir écouter les chants gospel.

En plus de la foi et de la musique, il y a une démarche humaniste ?
A. A. : Comme on dit aux Etats-Unis : good news in bad time, la bonne nouvelle au moment de la disette. Nous sommes dans l’entraide, je donne la main à celui qui est vraiment en bas pour qu’il puisse se relever. D’ailleurs certains chants dans le répertoire démontrent cet état d’esprit : le Gospel Train, un train sans première ou seconde classe, où l’on est tous ensemble dedans ! C’est le sens même du gospel. C’est pourquoi nous participons à beaucoup de concerts caritatifs, pour des causes humanitaires.
 
Propos recueillis par Mathieu Durand

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