Benoît Lambert crée « La Mélancolie des paquebots », à la Comédie de Saint-Étienne : un cabinet de curiosités théâtral délicieusement malicieux
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Concerts, danse, spectacles jeunes publics et créations originales pour une rentrée « K-arrément Corée » à Guimet, qui continue d’explorer, cet automne, la scène artistique et culturelle coréenne.
Le prestigieux Théâtre national de Corée est l’invité de marque de ce début de saison au Musée national des arts asiatiques, avec deux représentations uniques en France de Sammaekyung – Enfin, je crois avoir vécu, pièce créée par Lee Chul Hui à partir du Petit Moine (Dongseung) de Ham Se-deok, œuvre considérée comme l’un des sommets du romantisme moderne coréen, dans laquelle mémoire, théâtre et spiritualité s’entrelacent pour une méditation sensible sur l’existence. À travers cette fable contemplative où la force du texte et la présence des voix ouvrent un espace d’émotion, Lee Chul Hui interroge ce qui permet aux êtres humains d’avancer malgré leurs fragilités, leurs renoncements et l’inachèvement de toute existence.
Les corps et les sons se répondent
Pendant tout l’automne, l’auditorium Jean-François Jarrige invite à découvrir des artistes majeurs de la scène coréenne. À l’unisson, création chorégraphique de Jooyoung Lee et de la compagnie Moodae’hui, fait se rencontrer la France et la Corée par le travail collectif de ses interprètes, explorant la respiration comme un langage universel, dans une expérience sensible de voyage entre les ontologies. Honneur à la musique et à l’originalité de ses créateurs avec Wind Alone, Sand Alone – Make No Sound, performance chantée et musicale, le groupe musical Chudahye Chagis, la compositrice et interprète Park Jiha, et le double concert réunissant des artistes féminines de la scène musicale contemporaine coréenne : Dal:um, duo audacieux et avant-gardiste, et Dasom Baek, compositrice, improvisatrice et interprète virtuose d’instruments à vent traditionnels coréens. Enfin, le jeune public est invité à découvrir Imugi, l’apprenti dragon, par la Compagnie Karrak, et Le Poil de la moustache du tigre, création chorégraphique librement inspirée d’un conte traditionnel coréen.
Catherine Robert
Automne 2026. Sammaekyung, le 13 novembre à 20h et le 14 à 14h30. Programme complet et réservations sur www.guimet.fr
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