« Simple comme merci », duo théâtre/musique de Chloé Martin sur la gratitude
Seule en scène avec un musicien, Chloé Martin [...]
L’unique roman d’Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray, est pour Thomas Le Douarec un objet d’exploration théâtrale inépuisable. Vingt ans après sa première adaptation du livre, il continue de lui donner corps.
Pour Thomas Le Douarec, Le Portrait de Dorian Gray est à l’image du héros de roman écrit en 1890 par Oscar Wilde : il ne prend pas une ride. Après une première adaptation en 1996, le metteur en scène prolixe – il a réalisé pas moins d’une centaine de productions, aussi bien à partir de textes classiques que contemporains – y revient vingt ans plus tard. Pour la 7ème année, le spectacle se joue cette année au Festival d’Avignon. Avec Mickaël Winum dans le rôle-titre du jeune homme qui ne vieillit pas, Fabrice Scott dans celui de son ami peintre Basil Hallward, Thomas Le Douarec en Lord Henry qui pousse le héros à l’hédonisme et Caroline Devismes en Sybil l’amoureuse conduite au suicide, le roman de l’époque victorienne s’avère intensément vivant.
Une beauté éternelle
Pour Thomas Le Douarec, l’unique roman de l’auteur britannique est aussi sa meilleure pièce de théâtre. C’est donc dans une grande fidélité au texte original qu’il construit une œuvre théâtrale centrée sur le jeu d’acteurs. Le quatuor de comédiens est ainsi seul à donner corps à la fable aux accents fantastiques, où par la magie d’un vœu le jeune et beau Dorian Gray ne vieillit pas – au contraire de son portrait qui change à mesure qu’il multiplie les péchés. Le courant de l’esthétisme anglais qu’illustre ce roman se mêle au présent tel un parfum subtilement suranné.
Anaïs Heluin
à 16h10. Tel : 04 90 14 05 51. Durée : 1h45.
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