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Dans Cactus, l’autrice et metteure en scène Laetitia Gonzalbes part de Cendrillon de Charles Perrault pour interroger la figure de la belle-mère. Et la réhabiliter.
Dans le célèbre Cendrillon de Charles Perrault comme dans bien d’autres contes, romans, films ou encore pièces de théâtre, la figure de la belle-mère est une incarnation de la méchanceté, de la perfidie. Elle malmène l’héroïne dont l’auteur épouse le seul point de vue du début à la fin de son récit. Pour l’autrice et metteure en scène Laetitia Gonzalbes, fondatrice de la compagnie Kabuki, il y a là une injustice qu’elle cherche à réparer avec Cactus. Dans cette fable contemporaine, la marâtre se rebelle contre le rôle qui lui est assigné. Elle tente son émancipation.
Déconstruction de la belle-mère
Dans Cactus, la belle-mère n’est plus anonyme comme chez Perrault, elle s’appelle Inès. Et sa belle-fille ne se nomme pas Cendrillon mais Billie. Si Laetitia Gonzalbes s’inspire du conte, c’est de façon très libre et contemporaine. Incarnée par Karina Testa, Inès y est au début de la pièce pleine de remarques blessantes envers Billie, mais une rencontre inattendue la bouleverse et l’interroge : et si elle n’était plus condamnée à jouer le rôle de la marâtre ? Charles (Morgan Perez) toutefois, le descendant de Perrault, ne l’entend pas de cette oreille. En déconstruisant le personnage de la belle-mère, ce spectacle dont la mise en scène est placée sous le signe de la rupture interroge la façon dont les récits forgent nos sociétés.
Anaïs Heluin
à 13h, relâche les 9, 16 et 23 juillet. Tel : 09 74 74 64 90. Durée : 1h20.
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