« La Promesse de l’Aube » de Romain Gary, mis en scène par Tigran Mekhitarian, un hommage à l’amour infini d’une mère
Après s’être attaqué à l’œuvre de Molière, le [...]
Au plus près des spectateurs, Thibault Perrenoud crée une version condensée d’Hamlet, pour deux acteurs et une actrice. Une forme nomade programmée dans une quinzaine de communes, dont la vitalité célèbre l’art théâtral.
Chaque année au festival, une forme itinérante se déploie extra-muros dans des lieux non dédiés. Cet été, Thibault Perrenoud et les siens, familiers de la partition shakespearienne qu’ils ont déjà créée pour quinze, neuf puis cinq acteurs, en proposent une version pour trois interprètes, « à l’os », adaptée et traduite par Clément-Camar Mercier. Au-delà de la dimension historique et politique de la pièce, l’acteur et metteur en scène choisit d’explorer l’universalité de l’intime et des relations familiales. Comment vivre quand on est le fils d’un père monarque assassiné par son propre frère, d’une mère qui a prestement épousé ce frère devenu roi ? Lorsqu’on passe ainsi sans transition du buffet des funérailles à celui des noces, et que le spectre du défunt père réclame justice ?
Entre le sublime, le poétique et le trivial
Les mots seront l’arme vengeresse du jeune Hamlet, la folie son masque, et le théâtre son moyen pour découvrir le coupable et saisir la vérité. La pièce accorde une grande importance à Gertrude, devenue rôle essentiel. Nous avons vu la version pour quintet, très réussie, cruellement drôle et profondément tragique, jouant de l’équilibre entre distanciation complice et plongée au cœur de situations poignantes. Dans un dispositif tri-frontal, Aurore Paris, Guillaume Motte et Thibault Perrenoud s’attachent à « réduire les frontières entre l’œuvre et nous, pour la rendre très humaine ».
Agnès Santi
à 20h, relâche les 11, 12 et 19. Tél : 04 90 14 14 14. Durée : 1h30.
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