Dans « L’Opium réside dans le pixel », Baptiste Dezerces explore la vie intérieure des joueurs de jeu vidéo
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Dans son seul en scène Je ne suis pas Johnny, Guillaume Marquet interroge la puissance de l’idole et sa place dans le cœur des hommes.
Les idoles dans le milieu théâtral se font infiniment plus rares que dans le champ musical ou cinématographique. C’est en partie sans doute pourquoi le comédien Guillaume Marquet, diplômé du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris (CNSAD) et élu Meilleur espoir masculin aux Césars de 2011, a choisi Johnny Halliday comme objet de sa réflexion sur ce sujet qui le passionne. Le chanteur s’est aussi imposé à lui en tant que « révélateur, catalyseur de toutes les folies ». Dans Je ne suis pas Johnny, qu’il a créé dans une première version en 2019 et repris dans sa forme actuelle en 2025, l’artiste ne consacre ni un biopic ni un hommage à la star. Il interroge sa relation avec celles et ceux qui l’aiment, et inversement.
Dans l’ombre du mythe
Seul en scène, Guillaume Marquet commence par raconter un événement marquant de la carrière de Johnny Hallyday : l’annulation pour cause de pluies torrentielles du concert du 4 septembre 1998, au désespoir de ses fans qui campaient depuis deux jours devant le Stade de France. Le comédien glisse ensuite vers une parole moins factuelle, plus fantasmée. Il convoque des personnages vivants et morts qui ont eu une relation avec la célébrité à divers moments de sa vie, y compris au temps où elle s’appelait encore Jean-Philippe Smet. Avec des personnalités bien connues comme Maurice Chevalier, Jean-Claude Camus, Sylvie Vartan et Nathalie Baye, Je ne suis pas Johnny convoque des inconnus occultés, isolés par leur adoration.
Anaïs Heluin
à 18h45, relâche les 9, 16 et 23 juillet. Tel : 09 74 74 64 90. Durée : 1h15.
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