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Porté par Le Plongeoir, Cité du cirque, le festival Le Mans fait son cirque fête son quart de siècle avec une programmation rassembleuse, porteuse d’utopie envers et contre tout.
À l’ère des coupes budgétaires, de la montée des intolérances et autres violences qui mettent en péril la démocratie, les 25 ans d’un festival méritent plus que jamais d’être fêtés. Surtout lorsque celui est ancré dans un quartier populaire, et que grâce aux propositions aussi exigeantes qu’accessibles qui y sont programmées s’y formule « un souhait, une idéologie, une quête sociale et démocratique ». Le Mans fait son cirque, événement majeur sur le plan national pour le cirque contemporain, célèbre son demi-siècle en défendant cette ligne engagée et poétique qui est la sienne depuis ses origines. Du 20 au 31 mai 2026, la promenade Newton et divers lieux de la Ville du Mans accueillent ainsi pas moins de 27 spectacles dont 13 gratuits. Parmi eux une carte blanche aux compagnies CirkVost et Sapage Nocturne, La bamboche des 25 ans, honore sous le plus haut chapiteau d’Europe l’anniversaire à la croisée du cirque et de la musique, avec autant d’interprètes sur piste que le festival compte d’années. En matière de cirque, le Mans voit les choses en grand.
Le cirque est dans la ville
Si les arts de la piste se déploient comme partout ailleurs en salles et sous chapiteaux – c’est là un axe fort du festival, où seront plantés pas moins de huit chapiteaux –, ils s’invitent aussi en extérieur et dans des lieux atypiques. Avec Dans ma piscine par exemple, où il joue dans un aquarium de deux mètres de haut et autant de large, Éric Longequel de la compagnie Ea Eo s’installe en plein milieu de la promenade Newton. Le jongleur Johan Swartvagher investit quant à lui le pont de l’avenue Jean Jaurès avec son installation-performance Le belvédère. Deux spectacles se tiennent au musée de Tessée et en perturbent les habitudes : Prendre place de la compagnie Casa Otra, Faisceau de Jusqu’ici tout va bien. Une autre pièce, l’exposition-installation Tropisme de Blizzard concept fait danser des plantes dans l’ancienne piscine des Sablons. Parmi les propositions plus « classiques », on découvre notamment Immaqaa, Ici peut-être, le voyage onirique de Mathurin Bolze au Groënland, Zusammen de la compagnie équestre ÉquiNote, ou encore Préviens les autres de Jonas Séradin du Galapiat Cirque. Autant que sa longévité, c’est la diversité du cirque d’aujourd’hui que fête cette édition qui se veut mémorable.
Anaïs Heluin
Tél. : 02 43 47 45 54.
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