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Mélange d’univers polynésien et de tragédie antique, Keshi traite par la plume de Solenn Denis et la mise en scène d’Antonin Chalon de l’épineuse question des violences intrafamiliales en Polynésie française.
Soleil, eaux cristallines, nature luxuriante et colliers de fleurs, les couleurs des cartes postales de la Polynésie française cachent naturellement quelques tristes réalités. Parmi elles, une occurrence particulièrement élevée des violences intrafamiliales dans ces îles, qui ont interrogé l’autrice Solenn Denis. Cofondatrice du collectif Denisyak, elle a rencontré sur place différents acteurs qui travaillent sur le sujet et a construit à partir de témoignages ce Keshi, du nom tahitien de perles de peu de valeur que produisent parfois les huîtres en leur sein, à partir de greffons.
Mettre à jour les secrets de famille
Mais, même si l’action se déroule en Polynésie, c’est plutôt du côté de la tragédie grecque antique que penche son texte. Ses 4 interprètes – Justine Moulinier, Guillaume Gay, Tepa Teuru, Tuarii Tracqui – originaires et/ou installés à Tahiti, et membres de la compagnie du Caméléon, sont Otilia, Teko, Koba et Hereau. C’est ce dernier le jeune Keshi, celui qui doit mettre à jour les secrets de sa famille, traverser non-dits, mutismes et vengeances pour découvrir qui il est vraiment. Mis en scène par Antonin Chalon, le spectacle veille au sein du prisme de la tragédie à traiter ces thématiques « avec l’humour et la tendresse qu’elles nécessitent ».
Eric Demey
(relâche les 11 et 18) à 10h00. Tel : 04 84 51 20 10. Durée : 1h20.
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