« Eros-Hypnos, otwarta brama », un diptyque sur la démesure de l’amour par Elizabeth Czerczuk
Diptyque nourri de la tradition littéraire [...]
Jean-Louis Martinelli et Mounir Margoum adaptent l’hommage de Xavier Le Clerc aux prolétaires déracinés et invisibles, venus faire tourner la sidérurgie française pendant les Trente Glorieuses.
Colonisation, misère, immigration, exploitation, relégation, racisme, anonymat : Xavier Le Clerc raconte l’itinéraire de son père, entre Kabylie et Normandie, qui « s’est déraciné pour que ses enfants s’enracinent ». Comment se construire quand on est le fils d’un homme sans titre, sinon de résidence et de transport ? Qui est cet homme, emblème de tous les immigrés venus reconstruire la France d’après-guerre, attaché à sa carte d’ouvrier comme à des papiers d’identité, assigné à n’être jamais que chair à canon ou chair à haut fourneau ? Seul en scène, le comédien Mounir Margoum « restitue avec justesse ce récit terrible et sensible » de la vie de Mohand-Saïd Aï-Taleb, père enfin nommé, et prête sa voix à son fils « qui parle à la première personne de cet héritage et de son trajet d’émancipation ».
Catherine Robert
Lundi, mardi, jeudi, vendredi à 19h, samedi à 17h, dimanche à 15h.
Tél. : 01 42 74 22 77.
Durée : 1h20.
Diptyque nourri de la tradition littéraire [...]
Depuis longtemps intime de l’écriture d’Arne [...]