La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

SHALL WE DANCE?

Le phénomène Kaori Ito

Le phénomène Kaori Ito - Critique sortie Danse
Crédit : Sébastien Normand Légende Kaori Ito

En tournée

Publié le 26 février 2016

Elle a tout : la virtuosité, la beauté, le talent. Elle travaille auprès des plus grands chorégraphes, réalise des films, travaille pour le théâtre, peint… Impressionnant !

C’est dans l’œil de Philippe Decouflé que Kaori Ito a d’abord tapé. Nous sommes en 2003, et c’est l’œil d’Iris, spectacle dans lequel elle joue un rôle clef. On y découvre une danseuse japonaise, tout en souplesse, gracile comme une liane et véloce comme un jaguar. Le chorégraphe a su déceler les qualités corporelles de la jeune femme, formée dès l’âge de cinq ans à la danse classique, puis partie aux Etats-Unis se former aux techniques Graham, Cunningham, Horton, Limon, Alvin Ailey… De fait, après Decouflé, les créateurs venus de la danse ou du cirque se sont succédé, voyant en elle les incroyables ressources de son parcours de touche-à-tout : Alain Platel, Angelin Preljocaj, James Thierrée, Aurélien Bory la confrontent à leurs univers, qui révèlent à chaque fois une facette de sa personnalité. Mais c’est en tant que chorégraphe qu’elle nous livre le mieux ses failles et obsessions, et qu’elle révèle un talent original.

Lignes de failles

Asobi, première grande pièce de groupe, lui permet d’aborder la question du corps en tant qu’objet sexuel. On l’a également vu en solo en super-héroïne (Solos), ou en délicieuse Religieuse à la fraise, face à l’impressionnant Olivier Martin-Salvan. Sa dernière création l’emporte sur les rivages de l’intime. Je danse parce que je me méfie des mots la confronte à son père, le sculpteur Hiroshi Ito, et explore la question des retrouvailles et de la transmission. Elle vient de recevoir le prix DanseAujourd’hui des spectateurs de danse. Après l’avoir suivie comme interprète dans des œuvres d’artistes qu’elle accompagne, la Fondation a décidé en 2015 de la soutenir en tant que chorégraphe.

 

Nathalie Yokel

 

Je danse parce que je me méfie des mots : le 5 mars 2016 à L’Avant-scène de Cognac, les 8 et 9 mars au Théâtre de Suresnes Jean Vilar, du 17 au 19 mars au Théâtre Garonne de Toulouse, du 30 mars au 2 avril au 104 à Paris.

Religieuse à la fraise : du 29 février au 3 mars 2016 au Quartz de Brest, du 10 au 27 mars au Monfort à Paris, et les 26 et 27 mars au 104 à Paris.

A propos de l'événement



x

Suivez-nous pour ne rien manquer sur la Danse

Inscrivez-vous à la newsletter

x
La newsletter de la  Terrasse

Abonnez-vous à la newsletter

Recevez notre sélection d'articles sur la Danse