La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -171-onde

Pierre Rigal

Pierre Rigal - Critique sortie Théâtre
Légende : Pierre Rigal dans Press. Photographie : Frédéric Stoll

Publié le 10 octobre 2009

Coup de projecteur de 2003 à aujourd’hui

En février 2010, l’Onde propose de (re)découvrir le travail du chorégraphe Pierre Rigal, singulier et universel à la fois, à travers trois de ses pièces, Erection, Press et Asphalte.

Un théâtre qui invite un jeune chorégraphe à présenter une « rétrospective », c’est rare !
Pierre Rigal : C’est un plaisir et un honneur ! Cela représente une occasion sans précédent de questionner l’évolution du travail de la compagnie… Ce type de proposition permet en outre de faire vivre des pièces relativement anciennes, ce qui est rare aujourd’hui : ma première pièceaura plus de six ans lorsqu’elle sera présentée à l’Onde. Or je tiens beaucoup à ne pas abandonner mes premiers travaux. J’ai encore envie de les défendre, mais aussi de continuer à les découvrir…
 
« Erection repose sur une proposition très simple : passer de la position couchée à la position debout. »
 
Le parcours commencera avec Erection (2003), dont la radicalité et la puissance imaginaire semblent éclairer tout le travail que vous avez fait par la suite…
P. R. : Erection repose sur une proposition très simple : passer de la position couchée à la position debout. C’est tellement « basique » que lorsque j’ai commencé à travailler sur cette idée, je me disais que cela ne fournirait jamais la matière suffisante pour un spectacle ! Mais cette contrainte très stricte, presque minimaliste, offrait en fait une infinité de possibilités. Entre la position couchée et la station debout, il y a une multitude d’étages et d’états, que j’ai explorés avec le metteur en scène Aurélien Bory. Aujourd’hui je suis particulièrement heureux de présenter cette pièce, qui a tourné dans le monde entier mais qui a été peu vue en région parisienne.
 
Quant à votre dernière pièce, elle est née de la proposition que vous a faite le festival Suresnes Cités Danse de travailler avec des danseurs hip-hop…
P. R. : Venant du sport, je me sentais des affinités avec ces danseurs familiers de la performance, de la compétition… Mais c’était aussi un défi : les cinq danseurs, dont quatre étaient très jeunes et encore amateurs, devaient parvenir à dépasser la virtuosité technique, pour entrer dans l’expérience que j’avais à leur proposer. Le résultat a dépassé mes espérances. Il s’est rapidement avéré que le projet allait nous emmener plus loin que prévu : après avoir créé une version courte d’Asphalte en janvier dernier pour Suresnes Cités Danse, nous nous sommes lancés dans la production d’une véritable pièce, qui verra le jour en novembre à la Maison de la Danse de Lyon.
 
Propos recueillis par Marie Chavanieux


Erection, le 2 février ; Press, les 4 et 5 février ; Asphalte, le 6 février.

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