La Terrasse

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Focus -174-solistes

Philippe Leroux

Philippe Leroux - Critique sortie Classique / Opéra

Compositeur en résidence

Compositeur au langage singulier, Philippe Leroux est depuis 2007 en résidence à l’Arsenal de Metz. Dans ce cadre, il collabore étroitement avec les Jeunes Solistes.

«  Quand on écrit pour la voix, on est toujours confronté à un équilibre délicat. »
Vous êtes actuellement en résidence à Metz. Quelle expérience en retirez-vous ?
Philippe Leroux : Metz est sans doute l’une des plus belles résidences actuellement ; elle est double puisqu’elle concerne à la fois l’Arsenal et l’Orchestre national de Lorraine. J’ai pu y mener de nombreux projets : des créations avec l’orchestre mais aussi un travail avec les Percussions de Strasbourg, l’Ensemble Stravinsky, Musicatreize. C’est bien pour un compositeur de mettre en place ce genre de relations, qui perdurent ensuite : l’Orchestre national de Lorraine va ainsi enregistrer certaines de mes œuvres.
En quoi votre travail auprès des Solistes XXI va-t-il consister?
 
P.L. : Au départ, il y a une commande du Festival Musica que j’ai décidé de réaliser avec Les Solistes XXI. Avec Rachid Safir, nous avons défini un projet autour de Guillaume de Machaut et de l’Ars Subtilior, avec mes propres pièces jouées en regard. Tout tourne autour de pièces qui racontent comment elles sont faites : le texte d’une des pièces de Guillaume Machaut est d’ailleurs explicite (« Ma fin est mon commencement »). Nous avons réuni six chanteurs et quatre instrumentistes, qui passent des instruments médiévaux aux instruments modernes, mais aussi des musicologues, des paléographes, des spécialistes de la versification…
 
Quelle place la musique vocale occupe-t-elle dans votre oeuvre ?
 
P.L. : C’est une place vers laquelle on peut toujours revenir. On peut toujours trouver des techniques nouvelles, d’autres façons de faire : la voix n’a pas à pâlir devant les possibilités de l’électronique. La difficulté est de parvenir à noter ce que l’on veut faire passer : il y a des réussites et parfois des échecs. Quand on écrit pour la voix, on est toujours confronté à un équilibre délicat.
 
Propos recueillis par J.-G. Lebrun

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