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Focus -304-Les Grands Prix de Littérature dramatique et Littérature dramatique jeunesse 2022 distinguent des œuvres de Gérard Watkins et Stéphane Jaubertie

Lucienne Eden ou l’île perdue de Stéphane Jaubertie

Lucienne Eden ou l’île perdue de Stéphane Jaubertie - Critique sortie  Paris
Stéphane Jaubertie (© DR) : L’auteur Stéphane Jaubertie.

Entretien

Publié le 23 octobre 2022 - N° 304

Éditée aux Éditions théâtrales, la comédie écologique et amoureuse de Stéphane Jaubertie relate la rencontre de deux préadolescents dans un monde qui court à sa perte.

Autour de quelle trame se construit votre pièce ?

Stéphane Jaubertie : Lucienne Eden ou l’île perdue raconte l’histoire d’une île préservée sur laquelle vit une enfant, Lucienne Eden. Sur une plage, elle fait la connaissance d’un garçon de son âge rejeté par la mer, au milieu de déchets plastiques. Ce jour-là, en même temps que Gaspard, Lucienne découvre la pollution.

Qu’est-ce qui vous a, un jour, poussé à vous engager dans l’écriture pour tous publics ?

S.J. : Au départ, je suis comédien, mais pas pour des spectacles tous publics. Et puis, un jour, j’ai eu la chance de jouer devant de jeunes spectateurs. Je me suis alors aperçu qu’il existait, dans cette possibilité de théâtre, un espace d’une grande richesse. Je tiens à préciser que j’écris des pièces qui s’adressent autant aux jeunes spectateurs qu’aux autres publics. D’ailleurs, la moitié de mes textes est publiée aux Éditions Théâtrales en collection jeunesse, l’autre moitié en collection adulte.

« Mon travail, c’est d’apporter un peu de lumière, même sur des sujets sombres. »

Qu’est-ce qui différencie ces deux catégories de pièces ?

S.J. : La place de la métaphore. Quand j’écris un texte destiné à la fois aux enfants et aux adultes, je me tourne davantage vers le conte et l’allégorie. Et puis, même si certaines histoires peuvent être dures, cruelles, je fais toujours en sorte qu’il y ait quelque chose qui porte l’espoir de la vie. Je m’interdis le cynisme et la résignation, le fatalisme. Car les enfants ne savent pas encore faire la part des choses. Mon travail, c’est d’apporter un peu de lumière, même sur des sujets sombres. Lucienne Eden ou l’île perdue, par exemple, parle du dérèglement climatique, de la montée des eaux. Mais je traite ces thèmes avec humour, avec la vitalité de la fantaisie et du merveilleux.

 

Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat

A propos de l'événement

Lucienne Eden ou l’île perdue de Stéphane Jaubertie

Tél. 01 55 28 10 10.


www.artcena.fr


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