La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

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D’ DE KABAL

D’ DE KABAL - Critique sortie Théâtre

Publié le 10 novembre 2011

UN PARCOURS D’AUJOURD’HUI

AUTEUR ET METTEUR EN SCENE DU SPECTACLE, D’ DE KABAL REVIENT SUR SES AXES D’ADAPTATION DE LA FABLE.

« Les cinq interprètes font naître les tableaux musicaux sans aucun instrument, seulement avec leurs voix. » D’ de Kabal
 
Pourquoi avez-vous choisi de revisiter ce conte ?
D’ de Kabal : De tous les contes, c’est un des plus présents dans les consciences et les mémoires. La galette, le petit pot de beurre, le loup, la grand-mère et le chaperon rouge : tous ces mots font surgir des images, des sensations et des souvenirs dans l’esprit de chacun. Le petit Chaperon rouge, c’est le conte par excellence ! J’ai souhaité m’en emparer en respectant sa structure, tout en bousculant les éléments qui le composent. J’ai conservé l’idée du parcours. Il y a un côté jeu vidéo, jeu de plate-forme, dans ce conte, avec des étapes successives. Ce qui change, en revanche, c’est que j’ai voulu une petite fille irrévérencieuse : elle a la tchatche, elle accepte la technologie comme tous les enfants d’aujourd’hui, elle est adroite, fine, intelligente… C’est un personnage qui emprunte ses traits autant aux super héros qu’à Mafalda ! Son sweat-shirt est la marque du temps présent. Même si on devine que l’histoire se passe à la périphérie de la ville, c’est surtout une petite fille qui, comme tous les enfants d’aujourd’hui, porte ce vêtement qui protège du froid et permet de se cacher.
 
Vous définissez ce spectacle comme un « conte buccal »…
D. K. : Toute la musique vient de la bouche. Les cinq interprètes font naître les tableaux musicaux sans aucun instrument, seulement avec leurs voix. Chaque personnage est identifié par un type de son, un environnement sonore et un style musical. Franco Mannara joue le lecteur du conte, Charlotte etc., la petite fille, K.I.M. les bruits de la ville, Blade, le narrateur, et moi les cinq loups qui jalonnent ce parcours initiatique.
 
C’est votre premier spectacle pour le jeune public. Comment abordez-vous ce public ?
D. K. : J’ai quatre enfants : ça aide un peu ! A la maison, je vois mes deux filles écouter du R’n’B, de la musique électrique, et pas seulement Henri Dès. Les enfants d’aujourd’hui n’écoutent pas seulement des chansons pour enfants. Même si c’est un spectacle assez exigeant musicalement, parfois plus proche de Massiv Attack et Portishead que des chansons pour enfants, ils s’y retrouvent. Et puis, les enfants adorent la musique buccale qui a un côté magique qui les fascine beaucoup ! Ce que j’espère, c’est que ce spectacle aura la simplicité des instants qu’on peut observer parfois, dans les bibliothèques municipales : un conteur arrive avec trois coussins, les enfants s’installent, et le mystère commence !

Propos recueillis par Catherine Robert

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