Le Théâtre des Champs-Élysées présente « La Calisto » de Cavalli
Le Théâtre des Champs-Élysées présente La [...]
Florent Siaud met en scène l’opéra de Mozart, avec Jessica Pratt et Amitai Pati sur le plateau et Laurence Equilbey à la tête d’Insula Orchestra dans la fosse.
À chaque nouvelle production de L’Enlèvement au sérail, la question se pose : farce « alla turca » ou réflexion sur l’émancipation ? La difficulté est qu’il y a dans l’opéra de Mozart un peu des deux à la fois, de même qu’y voisinent légèreté et profondeur, dialogues et chant – c’est bel et bien un Singspiel. C’est à Florent Siaud qu’il revient de tracer un chemin dans cette œuvre aux multiples ressorts où la beauté des airs peut être particulièrement inspirante mais où l’intrigue doit vivre et survivre aux multiples péripéties.
Forts tempéraments
La distribution devrait être une aide précieuse, avec dans le rôle de Constance la soprano australienne Jessica Pratt, qui a exercé son tempérament très vif dans les œuvres de Rossini – et il y a assurément de cet esprit dans L’Enlèvement au sérail. Celui de Belmonte, qui tente de la ramener de sa geôle turque, est confié au ténor Amitai Pati. Quant à la basse croate Ante Jerkunica, c’est un habitué du rôle d’Osmin, le gardien du sérail – là encore le caractère cruel côtoie la plus parfaite bouffonnerie. Avec l’Insula Orchestra dans la fosse et le chœur accentus, Laurence Equilbey aura à cœur de déployer toute l’énergie de la musique de Mozart.
Jean-Guillaume Lebrun
Les 3, 6, 8, 10 et 12 juin à 19h30. Tél. : 01 49 52 50 50.
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