Le Festival de Tragédies investit les Arènes de Cimiez
Du 16 juin au 4 juillet, le Théâtre national [...]
Dans près de 30 lieux à Paris et en Île-de-France, du 11 juillet au 4 août 2026, le Festival Paris l’été se déploie au centre et à la marge, dans des espaces iconiques ou inhabituels. Une édition hybride, indisciplinée et rassembleuse, qui renouvelle la rencontre entre l’art et les publics.
Après avoir été boosté et transformé sous l’égide des talentueux Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel, qui dirigèrent le Festival de 2017 à 2024, Paris l’été poursuit sa route nomade et curieuse, propice à la découverte, à l’étonnement, au partage. À la tête du festival depuis 2025, bien décidés à amplifier encore le rayonnement et le foisonnement du festival, Marie Lenoir et Thomas Quillardet l’emmènent dans de nouveaux lieux, choisissant des formes généreuses, accessibles, souvent hybrides, artistiquement exigeantes, bien pensées et bien concrétisées. Le mouvement et la présence des corps y jouent souvent un rôle essentiel, à l’instar du spectacle inaugural imaginé par Josépha Madocki, battle international autour du waacking programmé sous la verrière du Grand Palais. Danse, cirque, musique, théâtre, cabaret, performance, bal participatif et même fest-noz revisité composent une programmation inventive qui s’adresse à tous les publics.
Le métissage comme ligne de force
Portées par une grande diversité d’artistes et processus de création, les représentations investissent une multitude de lieux parisiens et franciliens, des plus iconiques aux plus inédits, du Louvre à la ville de Pantin, de la Porte Dorée à la Porte de la Chapelle, de la Monnaie de Paris aux hôpitaux de Paris, avec lesquels le festival a noué un partenariat de trois ans – l’Académie Fratellini y présente notamment Fraternel.le de Pierre Rigal, qui croise cirque et danse avec les apprentis de l’Académie, et Amalia Salle Vivaldines, où la jubilation de la danse s’allie à l’éclat des Quatre Saisons de Vivaldi. Les champs artistiques se croisent et se nourrissent dans diverses propositions, dont 8 soirs par semaine de Camille Chamoux et Vincent Dedienne, qui évoque le métier d’artiste en tournée en s’accompagnant d’une présence musicale, Anima de Maëlle Poésy et Noémie Goudal qui conjugue vidéo, musique et performance aérienne. Une pluralité d’écritures féministes tissent un lien singulier avec le public, dont Voir clair avec Monique Wittig conçu par Adèle Haenel accompagnée par Caro Geryl, Ceci est mon corps d’Agathe Charnet, ou Le Grand Défilé conçu par Edith Amsellem, rhabillant la mode sous un prisme critique. Comme toujours, des artistes venus d’ailleurs sont conviés – la chanteuse espagnole Sílvia Pérez Cruz, la chorégraphe argentine Diana Szeinblum, et d’autres. Au fil d’une quarantaine de propositions, l’élan des gestes et l’acuité des écritures affirment une énergie joyeuse, qui célèbre la créativité, le métissage et le vivre ensemble.
Agnès Santi
Tél : 01 44 94 98 00.
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