Avec « 1729 secondes », Julie Lerat-Gersant, artiste associée au Préau, compose un thriller sociologique autour des maux de notre époque
Julie Lerat-Gersant, artiste associée au [...]
Avec Et dire que j’ai ton sang dans mes veines, Clément Piednoel Duval prend le chemin de l’autofiction. Elle le mène dans le milieu rural de son enfance, dans sa violence à laquelle il cherche à échapper.
Tout part d’une vieille photographie. Lorsqu’il la retrouve des années après sa prise, le fils, double théâtral de Clément Piednoel Duval, est pris d’incompréhension et de colère. En se voyant souriant sur un tracteur auprès de son père, le jeune homme se prend de haine pour l’enfant qu’il fut « parce qu’il n’a pas la prescience du futur ». Parce qu’il ne voit pas la violence de son père, qui s’exerce contre toute sa famille et contre la nature, qu’il envisage comme une chose à soumettre, à dominer. Dans Et dire que j’ai ton sang dans les veines, Clément Piednoel Duval puise dans ses propres souvenirs d’enfance normande pour s’interroger : « Peut-on échapper à la violence ? Peut-on échapper au lichen qui pousse sur nos peaux ? ». En rejouant jusqu’à épuisement certains rituels du quotidien passé, et en questionnant son processus artistique, l’auteur et metteur en scène cherche une porte de sortie. Vers plus de douceur.
Anaïs Heluin
du lundi au mercredi à 19h30, jeudi et vendredi à 20h30, samedi à 18h. Tel : 01 42 55 55 50.
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