Classique / Opéra - Entretien

Enrique Mazzola / Orchestre national d’Île-de-France : contrastes et originalité

© Eric_Garault

Spécial Philharmonie / Formation associée BIZET-FALLA / PHILHARMONIE

Le parcours régional de diffusion de la musique symphonique de la formation francilienne passera dorénavant par la Porte de Pantin. Enrique Mazzola, qui assume depuis 2012 la responsabilité de directeur musical de l’ONDIF, a choisi de diriger un programme haut en couleurs habité par l’esprit de l’opéra  et de la danse, partagé entre Manuel de Falla (L’Amour sorcier, suite d’orchestre), Anna Clyne (Masquerade, en création française), Britten (Four Sea interludes) et Bizet (extraits des Suites n°1 et 2 de Carmen).

Quel sens donnez-vous à l’arrivée de l’ONDIF à la Philharmonie ?

Enrique Mazzola : En tant qu’Orchestre Associé, la Philharmonie de Paris sera notre nouvelle maison parisienne. La Philharmonie sera un point de rencontre et d’échange, un lieu où l’orchestre pourra retrouver tout son public, parisien et francilien. Le public pourra découvrir toute l’originalité de nos programmes, de la musique de chambre aux plus grandes pièces pour chœur, et faire l’expérience de la richesse de nos actions culturelles et participatives.

« L’Amour Sorcier est une pièce qui a bercé mon enfance… »

En quoi ce premier programme est-il représentatif de la griffe de l’ONDIF et de votre personnalité ?

E. M. : L’Amour Sorcier est une pièce qui a bercé mon enfance. Mon père l’a jouée de nombreuses fois et ma mère, danseuse de flamenco, l’a souvent dansée ! J’aime les contrastes de ce programme : le côté instinctif de De Falla, la distance de Britten dans Four Sea Interludes, puis Carmen, une œuvre très expressive. Four Sea Interludes est une sorte de suite de l’opéra de Britten Peter Grimes. En quelque sorte Peter et Carmen se ressemblent. Tous les deux ont une relation difficile avec les autres et le monde en général, ce sont des antihéros, comme nous pouvons en voir souvent dans la société actuelle.

Avez-vous déjà imaginé mentalement l’acoustique de la Salle ?

E. M. : Les musiciens sont évidemment très sensibles à l’acoustique d’une salle…. Le son de l’orchestre varie avec l’acoustique, c’est une chose à laquelle notre orchestre est très attentif car il est amené à jouer partout en Île-de-France et donc à s’adapter rapidement à des salles à l’acoustique très différente. Concernant la Philharmonie, j’imagine une acoustique enveloppante, qui donne une image complète de l’orchestre et qui souligne tous les détails de la performance.

Propos recueillis par Jean Lukas

A propos de l'événement

BIZET-FALLA
du Mardi 27 janvier 2015 au Mardi 27 janvier 2015
Philharmonie de Paris
221 Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris, France

Mardi 27 janvier à 20h30. Tél. 01 44 84 44 84. Places : 10 à 30 €.


Avec Nicolas Briançon (présentation, Gitano) et Rocio Marquez (cantaora)


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