« Promenade avec Pasolini », une création d’Ambra Senatore pour honorer le cinquantenaire de sa disparition.
À la demande de l’Institut culturel Italien, [...]
Danse contemporaine - Entretien
Après le succès de Dividus, Nacim Battou, artiste associé à Théâtres en Dracénie, invente une fresque historique pour mettre en lumière ceux qui ont lutté ou luttent encore au quotidien pour nous amener vers un futur désirable.
Comment est né Un Grand Récit ?
Nacim Battou : Un Grand Récit est ma deuxième pièce de plateau après Dividus, qui tourne encore aujourd’hui. Mes travaux viennent toujours de la sphère intime. Connaissant très peu mes grands-parents je me suis demandé à quelle filiation j’appartenais. De façon plus générale, à travers quel filtre peut-on lire notre passé et notre présent pour imaginer un futur ? Un Grand Récit est une espèce de fresque historique. Dans mes recherches, je me suis intéressé particulièrement aux luttes et notamment à la chasse aux sorcières. Pour moi les sorcières étaient en avance sur leur temps. Elles faisaient des cercles de paroles, voulaient se marier par amour, pratiquaient la médecine par les plantes. J’ai eu envie de mettre en lumière toutes ces petites luttes qui ont permis que l’on bénéficie aujourd’hui d’avancées.
Comment cela se traduit-il sur scène ?
N.B. : Le spectacle se déroule en trois actes. Le premier correspond au passé, l’entracte sert de présent, et le troisième est le futur. En imaginant le monde d’après nous nous sommes demandé si nous avions envie de rassurer le public ou au contraire de l’inquiéter… Si l’on désire un futur à la hauteur de notre humanité, peut-être faut-il un peu inquiéter le public pour nous amener à prendre soin des choses importantes.
Vos huit interprètes ont des techniques très variées.
N.B. : Je viens du hip-hop. J’aime les danses engagées, physiques. Cependant, très tôt, j’ai voulu me retrouver avec des gens qui remettent en question cette physicalité. C’est pourquoi je travaille toujours avec des interprètes d’univers très différents. Mathilde Lin, qui est chinoise, vient de la danse classique et a fait l’école de Béjart. D’autres participent à des battles internationalement. D’autres encore viennent d’écoles de danse contemporaine, du Ballet junior de Genève, etc. Tous ces profils très singuliers nourrissent énormément le processus de création.
Propos recueillis par Delphine Baffour
à 20h30. Tél. 04 94 50 59 59. Durée : 1h45. Dans le cadre du festival L’impruDanse
À la demande de l’Institut culturel Italien, [...]
Le Théâtre du Parc d’Andrézieux-Bouthéon à [...]