« À cheval sur le dos des oiseaux » de Céline Delbecq bouleverse et interroge de son écriture vive et sensible le thème de la normalité
Au sein d’une mise en scène tout en précision [...]
Un petit degré et la marche du monde est compromise. La chorégraphe Sung Im Her montre toutefois qu’il n’y a pas de geste trop petit, ni de langage trop abstrait pour défendre l’écologie.
Marcher est le geste le plus commun et le plus partagé de toute l’humanité. Face aux risques, face aux inquiétudes causés par l’état du monde et par le changement climatique, la chorégraphe prend le soin d’une danse minimale, centrée sur ce geste de base, qui va permettre de jouer sur de multiples combinatoires, de l’individuel au collectif. Formée en danse contemporaine à Séoul mais aussi à P.A.R.T.S. en Belgique, elle ne sait que trop l’importance de ce geste dans l’histoire de son art : une négociation infime et constante entre l’équilibre et le déséquilibre qui traduit notre rapport au monde, au-delà des esthétiques.
Le corps au centre du combat
Pour ce projet, Sung Im Her s’est interrogée sur les pratiques éthiques qui peuvent modifier nos façons d’utiliser les ressources. Ici, c’est le corps qui prime, même si la lumière souligne le propos. La musique électro tout en pulsations s’inspire de données climatiques pour former une atmosphère hypnotique. Dans cet environnement, les sept danseurs et danseuses forment une humanité qui joue sur son organisation, sa survie, et au final sa résilience.
Nathalie Yokel
Du 5 au 7 juillet à 22h, du 9 au 11
à 23h. Tél. : 04 90 14 14 14. Durée : 50 mn.
Le Centre Culturel Coréen au Festival d’Avignon.
Site : coree-culture.org
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