La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Classique / Opéra - Agenda

Philippe Cassard

Philippe Cassard - Critique sortie Classique / Opéra Paris Salle Gaveau
Philippe Cassard prépare un nouvel enregistrement avec Natalie Dessay attendu en 2015. © Bernard Martinez

PIANO / SALLE GAVEAU

Publié le 27 octobre 2014 - N° 225

Suite des aventures schubertiennes du pianiste français avec un nouveau disque sur le label La Dolce Vita.

« Je me suis toujours senti proche de ces Wanderers/marcheurs, de ces paysages romantiques constellés d’étoiles et de lunes, traversés de montagnes et de vallées, de ces états d’âme versatiles tels que Schubert les a traduits musicalement. Par son ton volontiers de confidence, par cette mélancolie sous-jacente, par ce charme infini de la mélodie schubertienne, constamment étayé par les rythmes populaires viennois » confie le pianiste Philippe Cassard. Après une poignée d’enregistrements largement encensés (Sonate D960, Impromptus, Moments Musicaux), de nombreuses émissions de radio sur France-Musique et un essai publié chez Actes Sud, Philippe Cassard semble ne pas avoir épuisé son intérêt pour Schubert. Et l’on s’en réjouit car, de notre côté, nous ne nous sommes pas lassés non plus de son regard érudit et sensible porté sur le compositeur viennois. 
Dans ce nouvel opus, il associe une des sonates majeures du compositeur (la D 959 en la majeur) et trois grandes pièces à quatre mains (dont la Fantaisie D940 en fa mineur), « la configuration de l’amitié musicale par excellence », avec pour complice Cédric Pescia : « Je voulais adjoindre à la Sonate D959 (achevée en septembre 1828) les trois grandes pièces à 4 mains composées au cours des neuf mois précédents afin que l’auditeur refasse le parcours chronologique inversé, en partant de la Sonate jusqu’à la Fantaisie, et établisse le constat d’un piano orchestral, libéré de tout schéma pré-établi, faisant feu de tout bois, cultivant les contrastes les plus extrêmes » précise Philippe Cassard. Au concert, il relève le défi d’enchaîner les trois dernières Sonates (D. 958, 959 & 960), monuments d’émotion, d’humanité, de piano et d’invention.

 

J. Lukas

A propos de l'événement

Philippe Cassard
du Jeudi 27 novembre 2014 au Jeudi 27 novembre 2014
Salle Gaveau
45 Rue La Boétie, 75008 Paris, France

Salle Gaveau, 45 rue La Boétie, 75008 Paris. Jeudi 27 novembre à 20h30. Tél. 01 49 53 05 07. Places : 22 à 55 €.


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