« Le Mans fait son cirque », une 25ème édition rassembleuse porteuse d’utopie envers et contre tout
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Créé à L’Azimut à Châtenay-Malabry, en mars dernier, Je me Souviens de la terre est aujourd’hui présenté au Théâtre de la Concorde. Cette pièce de Sébastien Lepotvin, mise en scène par Myriam Marzouki, nous fait voyager entre passé et présent, entre fantasmes et réalité…
« Je me souviens de la terre est né d’une réflexion partagée avec Sébastien Lepotvin, il y a 5 ans. Au départ, j’avais le désir de travailler sur la thématique un petit peu vaste des terres inconnues, du nouveau monde… Est-ce qu’il y a encore, aujourd’hui, des terras incognitas, des endroits vierges ? Mon envie était assez poétique et assez ouverte. Et puis, petit à petit, les choses se sont centrées sur une question plus contemporaine autour des imaginaires collectifs et des affects politiques, c’est-à-dire sur ce qui rend le nous possible. Je me souviens de la terre met en jeu des questions qui ne sont pas strictement des questions d’intimité individuelle : l’intimité des personnages s’articule avec l’époque, avec le monde et les questions collectives qui lui sont liées.
Imaginaires collectifs et affects politiques
Au gré de l’écriture, la pièce s’est structurée en deux parties. La première se passe apparemment il y a plusieurs siècles, la seconde, aujourd’hui. Je dis apparemment parce que le lien entre ces deux parties reste ouvert à l’interprétation. Cette construction en diptyque nous a permis de travailler sur la question du temps long historique, en essayant de montrer comment nos actions, nos luttes et nos inquiétudes présentes peuvent s’inscrire dans l’histoire. Je trouve également passionnant de se dire que nos actions et nos vies d’aujourd’hui peuvent être l’écho d’actions et de vies passées. Je me souviens de la terre explore l’idée que le fait de vivre un traumatisme active des mémoires, des fantasmes… L’imaginaire peut ainsi modifier la réalité vécue et la déplacer. Notre spectacle fait coexister deux dimensions : l’une associant passé et présent, l’autre fantasmes et réalité. »
Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat
Du mardi au vendredi à 19h30, le samedi à 14h30 et 19h30.
Durée : 1h45.
Tél. : 01 71 27 97 17. www.theatredelaconcorde.paris
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