« Same », duo fraternel de Renato Illes et Gabor Zsiros qui participe au au renouveau du cirque hongrois et de son lien avec la danse
Tout juste créé par Renato Illes et Gabor [...]
Olivia Algazi, Maurici Macian-Colet et Paul Sebastián Mauch revisitent l’histoire de Mata Hari à travers les péripéties d’une actrice qui résiste à être son interprète pour mieux la ressusciter.
Mata Hari, accusé d’avoir vendu des secrets militaires à l’Allemagne, mourut fusillée, le front haut et les yeux ouverts. La France aurait vu d’un bon œil que « l’œil du jour » (puisque tel était, en malais, le sens du nom de scène de Margaretha Gertrude Zelle) trahisse gratis : mais elle en fit commerce. Qui tua-t-on dans les fossés de la forteresse de Vincennes ? Une espionne ou une femme au cul international, comme railla Arletty à la fin de la guerre suivante, une mère aimante ou la langoureuse intrigante devenue la coqueluche du Tout-Paris, après avoir vampé la canaille à rosette et à galons grâce à un numéro d’effeuillage sous prétexte de danse orientale ?
Le masque sous le visage
« Créer une pièce autour d’une figure aussi complexe, nuancée, indéfinissable, inclassable que Mata Hari, nous est apparu comme une urgence dans notre société actuelle, qui nous pousse à voir le monde de façon binaire, manichéenne, à cataloguer, à juger hâtivement, à prendre parti, sans esprit critique et sans rêve. » dit le trio créatif à l’origine de ce projet. Olivia Algazi est donc cette femme protéiforme et en même temps ne l’est pas, pour rester à la hauteur de l’énigme. Elle interprète une actrice, qui entre en scène pour mieux s’écarter du texte. « Elle ironise, danse, chante, s’enrage, trébuche, se relève et peu à peu, Mata Hari apparaît, la comédienne et son personnage se fondent. » Bel hommage à celle qu’on accusa de confondre fiction et réalité, sa personne et son personnage !
Catherine Robert
à 19h15. Relâche le dimanche. Tél. : 04 90 03 01 90. Durée : 1h10. A partir de 13 ans.
Tout juste créé par Renato Illes et Gabor [...]
Adaptant le premier roman de Léna Ghar, [...]
La mise en scène de Thibault Besnard promet [...]