« Castor » et « Pollux et Platée », tragédie et comédie lyriques de Rameau se succèdent à l’Opéra Royal
Tragédie et comédie lyriques de Rameau se [...]
Le Châtelet fait son festival avec neuf propositions originales ouvrant les frontières du concert classique.
C’est peu dire que le Châtelet se cherche depuis plusieurs saisons. Avec l’arrivée d’Olivier Py à sa tête commencent à se retracer des lignes visant à réunir à nouveau au sein de l’ex-Théâtre musical de Paris la musique, les arts et les lettres, le léger et le tragique, le classicisme, l’expérimental et l’underground. Ainsi, après le Hamlet de Kirill Serebrennikov ou L’Annonce faite à Marie de Philippe Leroux d’après Claudel, la musique s’y offre un festival qui proclame l’esprit du lieu : ouvert, divers, étonnant voire iconoclaste.
Formats kaléidoscopiques
Le concert d’ouverture, confié à l’Orchestre de chambre de Paris dirigé par l’excellent Gábor Takács-Nagy, célèbre Bach (Concerto pour hautbois et violon en ut mineur avec les solistes de l’orchestre), son défenseur Mendelssohn (Symphonie « écossaise ») et son lointain admirateur, Lakshminarayana Subramaniam qui l’acclimate aux modes de la musique indienne (les concertos pour violon Tribute to Bach et Paris Concerto). Le même orchestre offrira en clôture un parcours berliozien entre musique et théâtre avec le comédien Régis Royer. Entre les deux, les concerts privilégient les formats kaléidoscopiques, purement musicaux ou entremêlant notes et mots (les Lettres à Milena de Kafka lues par Robin Renucci résonnant avec Fauré, Chostakovitch ou Chopin joués par le pianiste Nicolas Stavy, le 8 mai). On retrouvera ainsi Le Concert de l’Hostel-Dieu mêlant Vivaldi et Strozzi aux chants et danses napolitaines (le 7), un Schubert porté vers des horizons pop, jazz ou folk par Rosemary Standley et l’Ensemble Contraste (le 10), des musiques pleines d’images – de Scriabine et Ravel à Jurassic Park et LaLaLand – par le pianiste Maxime Zecchini (le 9), le répertoire de cabaret de Schoenberg et Weill à Britten et Bolcom (par le baryton Joël Terrin, le 10) ou encore la filiation de Satie à Cage et Othman Louati (avec Les Apaches ! De Julien Masmondet, le 9).
Jean-Guillaume Lebrun
Tél. : 01 40 28 28 40
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