« Valkyrie » d’Ava Baya et Pierre Pfauwadel : Comment être une guerrière aujourd’hui ?
Comment être une guerrière aujourd’hui ? Ava [...]
Le Royaume de Kensuké est mis en scène par Jonathan Salmon pour les Tréteaux de France. Conçu sous forme de déambulation en extérieur, ce spectacle pour public préadolescent utilise un peu de cirque et beaucoup de conte théâtralisé pour incarner son histoire à la morale un peu courte.
Le Royaume de Kensuké est d’abord un roman jeunesse écrit par Michael Morpurgo, publié pour la première fois à Londres en 1999. Publié en France par les éditions Gallimard Jeunesse, il est maintenant décliné sous forme de film d’animation… et ici de spectacle. Le script est donc déjà connu, et Gaëtan Gauvain a été respectueux de la structure du récit, de ses thèmes et de ses personnages. Michael fait le tour du monde à bord du bateau de ses parents lorsqu’il tombe à l’eau avec sa chienne Stella. Il se réveille sur une île isolée, mais il n’y est pas seul : elle est peuplée de grands singes, et un vieil homme s’y est échoué lui aussi il y a bien longtemps. La fable s’articule autour de leur rencontre, et de l’apprivoisement réciproque d’un préadolescent (ici donné comme français) et d’un homme japonais d’âge indéterminé mais avancé.
Un conte plein de bons sentiments incarné par des interprètes enthousiastes
La mise en scène sous forme de déambulation permet trois stations qui correspondent à la maison de la famille et au bateau, puis à la plage de l’île, puis à la grotte où Kensuké, l’ancien médecin militaire, a accueilli Michael et Stella. C’est ludique, même si on ne saurait pas dire ce que le spectacle y gagne. Dans le premier tableau, une mise en images très physique se produit, à l’aide d’acrobaties et de main-à-main bien maîtrisé… mais les techniques circassiennes s’effacent presque entièrement par la suite, sans qu’on comprenne en quoi le tableau de la rencontre des Orangs-outans les mérite moins que le tableau de la vie domestique des parents. Le texte est rendu de manière claire, même si souvent l’énonciation est un peu trop appuyée aux dépens de la fluidité et du rythme. On reçoit tout de même bien l’histoire, qui bénéficie de la présence lumineuse de Léa Leprêtre, en jeu et au violoncelle, qui rehausse l’expérience globale. On passe un moment qui n’est pas désagréable, mais le traitement du vieil homme et du cataclysme de Nagasaki, un peu superficiel, et un récit qui finit en une cascade de deus ex machina bien facile, ne permet pas de considérer qu’on a affaire à un grand spectacle, malgré le cœur qu’y mettent les interprètes.
Mathieu Dochtermann
à 18h, au Clos de l’Abbaye. Relâche le 14 juillet. Durée : 60 min. Tél. : 04 32 75 15 95.
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