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Peut-on encore aujourd’hui imaginer des lendemains qui chantent ? C’est le pari que fait Magali Mougel avec La décalcomanie, dans une France où le R.N. a pourtant pris le pouvoir ! Une dystopie utopique et drôle portée par la mise en scène de Julien Kosellek.
Imaginons une France où le R.N. a pris le pouvoir. Pas si difficile, malheureusement. Magali Mougel en a, elle, tiré une histoire résolument optimiste. Car la France de 2037 qu’elle a inventée pour La décalcomanie s’est divisée en deux : l’Ouest a fait sécession d’avec l’Est pour renouer avec des idéaux de liberté, tolérance, justice sociale, respect de l’environnement et de l’altérité… Retournement de situation au centre duquel se trouve Marie Claire Claude Jean Sherpa, personnage aussi fluide et multiforme que son patronyme.
Farce politique
Farce politique composée de fragments de flashbacks, le spectacle se moque aussi bien du camp progressiste, écolo-inclusif, qu’il tape fort, évidemment, sur l’autre côté de l’échiquier. Entre récits et incarnations, Julien Kosellek a concocté une mise en scène qui mélange habilement les registres – policier, farce, politique… – et crée toujours de l’inattendu. Mise en forme d’une demande des « commanditaires » – groupe de citoyens qui construisent un cahier des charges de la pièce qu’ils veulent voir à destination des artistes chargés de la créer – La décalcomanie retourne la morosité ambiante en source d’espoir, car les citoyens ont pris le pouvoir !
Eric Demey
du lundi au mercredi à 21h15, dimanche à 17h30. Relâche le 21 janvier.
Tel : 01 48 06 72 34.
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